Extrait du Journal des Marches et Opérations du 5e Régiment d'Infanterie

 Service Historique de l'Armée de Terre

Cote 26 N 577

15 décembre 1915

Exercice de compagnie et théorie

16 décembre

idem

17 décembre

Changement de cantonnement :

1er Bataillon à Domart-sur-la Luce (1)

2e Bataillon à Demuin (1)

3e Bataillon à Nangaus (2)

18 décembre

Vaccination - Exercices

19 décembre

Repos

20 au 22 décembre

Exercices

23 décembre

Marche de Brigade

24 décembre

Exercice

25 décembre

Repos

26 décembre

Exercices le matin , repos l'après midi

27 décembre au 9 janvier 1916

Exercices

10 janvier

Le régiment quitte ses cantonnements de Demuin Domart et Aubercourt pour se rendre au Quesnel (3) avant de prendre la relève d'un Bataillon du 250o RI et d'une compagnie du 307° RI (4) , dans le secteur de Quesnoy en Santerre (3)

(1) Villes à l'est d’Amiens

(2) localisation non retrouvée

(3) Localités à l’ouest d’Amiens le long de la Somme

(4) Régiment d'infanterie
11 janvier 1916

La situation du Régiment est la suivante :

1° Bataillon : Deux compagnies en première ligne , occupant les tranchées en liaison au sud avec le 1l9° RI , au nord avec 2 bataillons . Une compagnie à 1’ouvrage dit d Austerlitz PC du Chef de bataillon -une compagnie à Quesnoy en Santerre.

2° Bataillon : Deux compagnies en première ligne , en liaison au sud avec le premier bataillon , au nord avec le 24°RI , une compagnie à l 'ouvrage de Bouvines , PC du Chef de bataillon , une compagnie à Quesnoy en Santerre.

3° Bataillon : En réserve de DI (1) au Quesnel

Le PC du Lieutenant-Colonel est installé à Quesnoy en Santerre . Les TC et TR 1 sont installés au Quesnel -TR2 à Fresnoy .

A 8h du matin, prise de commandement du secteur par le Lieutenant Colonel . Des ordres sont immédiatement donnés pour aménager la nouvelle ligne avancée et renforcer les défenses accessoires.

12 janvier 1916

 RAS . L'artillerie ennemie composée de 77 mm et de 105 tire sur la ligne avancée et la 1ère  ligne vers le boyau d'Arcole et l'observatoire d'artillerie.

13-14 janvier

Les travaux continuent avec activité . Tirs intermittents de l'artillerie.

15 janvier

Dans la nuit du 14 au 15 , une mitrailleuse paraissant au Bois Carré arrose la plaine et gène les travaux aux défenses accessoires . Pertes : Un homme tué , un blessé. L'artillerie ennemie montre une certaine activité et détruit l'observatoire d'artillerie . Dans la soirée relève du 1o bataillon par le 3o , effectuée sans incident.

l6 janvier

Aucun fait saillant . Les travaux sont poussés avec activité mais sont gênés par le tir intermittent des mitrailleuses ennemies. Les travaux aux défenses accessoires ne peuvent se faire en raison de la trop grande clarté de la nuit.

l7 janvier

Entre 20 h 15 et 20H 20 et à intervalles différents une mitrailleuse balaie la plaine sur le front de la compagnie de droite gênant considérablement les travailleurs . Cette mitrailleuse paraît située dans la 1ère ligne ennemie 50 m nord de la corne nord-ouest du bois en équerre . Des patrouilles de couverture protègent nos travailleurs.

18 janvier

Entre 0h et 0h10 tir intermittent de la mitrailleuse signalée hier . Pendant la journée l'ennemi se montre peu actif : quelques obus de 77 et 105 et coups de fusil isolés . Un blessé par balle.

19 janvier

Hier soir entre 20h et 20h 15 , l'ennemi bombarde assez violemment nos tranchées et toute la nuit et pendant la journée il se montre très nerveux et fait tirer ses canons et mitrailleuses au moindre indice de mouvement . Un obus de 105 tombe au milieu d'un groupe de travailleurs tuant trois et blessant quatre hommes.

(1) Division d’infanterie

20 janvier 19l6

Nuit sans incident . La plus grande partie des travailleurs est occupée à la réfection des tranchées et boyaux effondrés par les tirs de l'artillerie ennemie . Pendant la journée coups de fusil isolés échangés de part et d'autre . L'artillerie ennemie ne se manifeste que par quelques 77mm et 105 sur les tranchées de 1ère  et 2ème  ligne et Le Quesnoy . Un blessé par éclat d'obus

Entre 17h 30 et 19h 30 relève du deuxième bataillon par le 1er effectuée sans incident.

21 janvier

Nuit calme troublée par quelques coups de fusil sur les travailleurs et patrouilles les protégeant . Tir intermittent de l'artillerie ennemie et coups de fusil isolés de part et d'autre dans la journée.

22 janvier

Pour la 1ère fois depuis l'entrée du régiment dans le secteur , 80 à 90 projectiles de Minenwerfer (1) tombent à 400m au nord du bois 101, provenant des tranchées allemandes à hauteur de ce point. Les travaux d'organisation sont poussés avec activité , mais sont gênés par le tir de deux mitrailleuses ennemies qui battent de leur feu croisé le front occupé par les unités de première ligne . Tir intermittent de l'artillerie ennemie toute la journée.

23 janvier

Nuit sans incident . A 22h 30 , quelques grenades tromblons(1) sont tirées sur un QQ allemand semblant avoir donné de bons résultats . Rien de particulier au cours de la journée.

24 janvier

Comme les nuits précédentes , des patrouilles de couverture protègent nos travailleurs aux défenses accessoires . Tir intermittent de l'artillerie ennemie sur tout le secteur et coups de feu isolés échangés de part et d'autre .

25 janvier

Aucun fait saillant . Entre 19h et 21 h relève du 1er  bataillon par le 2ème effectuée sans incident. Un blessé par balle.

26 janvier

Nuit sans incident . Entre 16 et 21 h , l'artillerie ennemie tire une cinquantaine de 77 contre la 1ère  et la 2ème  ligne au sud de la sape II et sur la redoute de Bouvines . Aucune perte ni dégâts. Un déserteur Bavarois se rend à notre PP6 . II appartient au 148o RI (17o CA(3)) il donne à son passage des renseignements intéressants et n'aurait à sa connaissance aucune attaque projetée sur nos lignes , ni l'installation dans son secteur pour émission de gaz asphyxiants . Cet homme aurait déserté à la suite d'une violente rixe entre Bavarois et Prussiens.

27 janvier

A 4 h , l'artillerie ennemie fait un tir violent sur nos tranchées de 2eme ligne. Ce tir présentant le caractère d'un tir de barrage , et dans l'éventualité d'une attaque, le Régiment est alerté.

A 4 h 30 , tout rentre dans le calme. Pendant la journée, bombardement intermittent par 77 et torpilles sur tout le front du secteur occupé par le régiment. Aucune activité de la part de l'infanterie ennemie.

( l ) Mortier de tranchées ayant une assez longue portée ( 1300m) et un fort calibre 75 à 280 mm.

(2) Grenades lancées à partir d’un fusil (portée environ 200 m)

(3) Corps d’Armée

28 janvier

Entre 20h et 23h30 , fusillades courtes et répétées sur les travailleurs aux défenses accessoires en avant du front occupé par la compagnie de gauche. Entre 8h et 17h bombardement par canons de divers calibres par salves et coup par coup sur le boyau Arcole , redoute d Austerlitz et entre les sapes l 5 et 17.Deux hommes blessés légèrement à la tête par éclats d'obus.

29 janvier

Toute la nuit et une partie de la journée, canonnade sur tout le front avec tirs de mitrailleuse plus violents sur le secteur de gauche. Le Régiment est alerté.

30 janvier

RAS. Un blessé par balle. Entre l 9h30 et 21 h45 relève du 1er  bataillon par le troisième.

31 janvier

A 22hl5, douze fusants (canons à tir rapide) sont tirés entre notre 1ère  et 2ème ligne sur le secteur de gauche. Aucune perte . Reste de la nuit calme. Entre 9h30 et l0h30 ,bombardement (150 obus de 105 et torpilles) entre notre 1ère et 2ème ligne et entre sapes 5 et 6.

1er février

RAS

2 février

Un blessé par balle . Travaux d'organisation du secteur.

3 février

Vers l0 hl5 un avion allemand tente de survoles nos lignes mais , pris en chasse par un de nos avions, rebrousse chemin dans la direction de Parpillers. Relève du 2ème par le 1er

4 février

RAS

5 février

A l0h30, un avion ennemi (type albatros) survole nos lignes (sape 13) et laisse tomber deux bombes. Aucun dégât. Notre artillerie tire toute l'après midi à partir de 13h30 sans que l'artillerie ennemie riposte

6 février

Journée calme. RAS. Un blessé par balle.

7 février

Entre 11h30 et 12h , tir intermittent de l'artillerie ennemie . Un homme tué, et un blessé par balle.

8 février

Quelques obus ennemis sur les tranchées de 1ère  ligne.Un blessé.

9 février

Léger bombardement par 77mm de l 0h à l0h30 sur le boyau et la redoute de Bouvines. A 21 h , tir de mitrailleuse et légère fusillade , pendant que presque instantanément deux fusées rouges sont lancées dans le but de faire déclencher un tir de barrage de notre  part. Relève du 3ème bataillon par le 2ème

10-l 1-12 février

Journées calmes. Quelques obus sur les tranchées. Deux blessés et dégâts peu importants.

13 février

Depuis 4 jours des patrouilles circulent sans interruption la nuit sur le front ennemi . Dans la nuit du 12-13 , une patrouille de la 2ème  compagnie tente d'enlever un pp ennemi, mais ne peut obtenir le résultat cherché par suite de nombreuses défenses accessoires protégeant le pp. Deux hommes sont blessés au cours de cette tentative.

14 février

Les travaux d'organisation et le renforcement des défenses accessoires continuent activement . Journée calme. Dans la soirée relève du 1er  bataillon par le 3ème, sans incident (deux blessés).

15-16 février

RAS

17 février

Toutes les nuits de nombreuses patrouilles circulent en avant du front. Le réseau de fil de fer allemand comprend 7 rangées de fil de fer d'une largeur variant entre 7 et 10 m. Aucune brèche n'y a été remarquée ( deux blessés).

18 février

La pluie et le brouillard ont rendu difficile l'observation des lignes ennemies où règne le plus grand calme.

21 février

A la suite d'une attaque par les gaz prononcée par l'ennemi sur le secteur de gauche , le régiment est alerté et toutes les précautions sont prises pour parer à toute éventualité. Le deuxième bataillon au repos au Quesnel est mis â la disposition de la 11° Brigade comme soutien et se porte à Beaufort . Aucune attaque ne se produit sur le front du secteur occupé par le régiment

22 février

Journée calme

23 février

RAS. au cours de la journée. Dans la soirée, la 11°  brigade fait savoir qu'une attaque avec émission de gaz est probable pour la matinée de demain si le vent se maintient à l'est . Divers indices révèlent cette intention de l'ennemi . Une vigilance très active est exercée sur tout le front et tous les moyens de défense prêts à être employés.

24 février

Aucune attaque ne se produit . La journée est calme , mais un redoublement de vigilance est néanmoins exercée car les ballonnets lumineux lancés montrent que l'on n'attend qu'un vent favorable pour mettre son projet à exécution.

25 février

Journée calme. RAS

26 février

Aucune activité de la part de l'ennemi. Toute la journée, la neige tombe abondamment et son enlèvement occupe la plus grande partie des travailleurs , d'où ralentissement dans l'exécution des travaux en cours.

27 février

A partir de 18h, violente riposte de l'artillerie allemande sur nos tranchées , à notre bombardement des tranchées et cantonnements ennemis de la journée.

28 février

RAS. Le régiment doit être relevé dans la nuit du 28/29 par le 307°RI

29 février

La relève du régiment par le 307° RI s'effectue dans la nuit du 28 au 29 sans incident . Les unités rejoignent leur cantonnement assigné , savoir :

ElVI CMR , 1° et 2° compagnies , et 2 compagnies de mitrailleuse à Braches (I)

JEM du 2° bataillon et 2 compagnies du 2° bataillon à Hargicourt (1)

Deux compagnies du 2° , un bataillon et une compagnie de mitrailleuse de brigade à Bouillancourt (2)

Les TC et les voitures à V et à B suivent leurs bataillons

1er  mars

Le régiment quitte ses cantonnements à 6h 30 pour se porter sur la route Amtens -Montdidier où il est embarqué par automobiles à 8h . Les chevaux d'officiers, éclaireurs montés TC , TRIl et TR2 , les voitures et chevaux des compagnies de mitrailleuses font mouvement par voie de terre en deux étapes , et rejoindront le régiment le 2 en fin de soirée. Débarquement à 14h30, le régiment va cantonner:

EM-CHR 1° et 2° compagnies de mitrailleuse de régiment 2° et 3° bataillons à Chelles (3)

1° bataillon et 1°  compagnie de mitrailleuse de brigade à Pierrefonds (3)

2-3 mars

Nettoyage des effets et armes. Revues

4 mars

Le régiment quitte ses cantonnements de Chelles et Pierrefonds pour aller :

EM-CHR ,1° compagnie de mitrailleuses de régiment et de brigade ,1° et 3° bataillon à Roche.

JEM du 2o bataillon , 6° et 8° compagnies à Fontenoy

5° et 7° compagnies et compagnies de mitrailleuses de régiment à Le Port

Itinéraire: Hautefontaine - Courtrieux ( 3)

5 mars

Le 5° RI est mis à disposition de la 92o Brigade, comme troupe de renfort. Il est réparti comme suit :

2° bataillon à Fontenoy. PC du chef de bataillon au château Réserve de Brigade de Fontenoy

2° compagnie de mitrailleuses de régiment : Le Port

l° et 3° Bataillons, compagnies de mitrailleuses Lanois et Réserve de Division Azaïs : Roche

PC du Colonel : Roche

Le régiment est en outre chargé d'exécuter différents travaux d'aménagement du secteur , soit dans la ligne des centres , soit dans les zones de communication. Deux compagnies sont mises à disposition de chaque commandant de secteur pour compléter

les travaux de la ligne de centre (réseaux de fils de fer , gradins de franchissement , boyaux de contre attaque). Deuxième bataillon : Deux compagnies dans chacun des secteurs de Fontenoy Le Port [....]

(1) Ville à l’Est d’Amiens

(2)  Ville à l’ouest d’Amiens

(3) Département de l’0ise

6 au 18 mars

Pendant cette période , le régiment subit les pertes suivantes :

6 mars : un blessé

13 mars : un blessé

14 mars : deux blessés

15 mars : deux blessés

16 mars : un blessé

17 mars : un sous-officier blessé

( Deux succombent dans des ambulances â leurs blessures)

19 mars

Bombardement du cantonnement de Montois où sont installés les TC et TR , et de Fontenoy.

à Montois : deux blessés à Fontenoy : 6 blessés, dont un caporal.

Le sous-lieutenant Guimard de la 5° compagnie est blessé d'une balle dans la jambe dans la nuit du 18/19 pendant la surveillance des travaux de sa compagnie.

19 au 26 mars

Onze hommes sont blessés pendant cette période dont le sous lieutenant Guimard. Entre le 6 et le 26 mars ,période pendant laquelle le régiment est mis à la disposition de la 92° brigade en tant que comme troupe de soutien , que pour concourir à

l'organisation de son secteur défensif . Les travaux suivants sont effectués:

Construction du boyau no 15

5° compagnie

Aménagement de grottes

ouvrage F1

Pose d'un réseau de fil de fer

Création de puisards

18 mars

Repos

29-30 mars

Le régiment est embarqué le 29 à la gare de Villers Cotteret à partir de 11h .

Itinéraire pour se rendre à la gare : Vertefeuille , route de Soissons à Paris. Les hommes sont pourvus de deux repas comme vivres de chemins de fer et de deux jours de débarquement.

30 mars

Le débarquement terminé , les unités vont cantonner:

EM

1o Bataillon

3o Bataillon   Neuville aux bois( 1 )

Compagnie de mitrailleuses de régiment

2o bataillon

Compagnie de mitrailleuses de brigade Bournonville (1)

31 mars

Repos

(1) Localités situées à l'Ouest d’Amiens , un peu en retrait au sud de la Somme

1-2 avril

Exercices de compagnie

3 avril

Le régiment change ses cantonnements

2° bataillon : Triancourt

4 avril

Exercices

5 avril

Le régiment va cantonner :

à Beauzé : EM CHR 3 bataillons , mitrailleuses

à Brelainville : 1° compagnie

6 avril

Exercices . Jeux          

7 avril

Le régiment fait mouvement pour se porter à Vadelaincourt

8 avril

Le régiment quitte ses bivouacs pour se rendre dans les casernes de Bévaux

situées au sud-est de Verdun.

9 avril

Comme le 8

10 avril

Ordre est donné aux commandants des 1er et 2ème  bataillons d'aller reconnaître dans la nuit du l0/11 dans le secteur de la 5° DI au sud de Douaumont.

11 avril

Cette reconnaissance s'effectue le 11 à partir de 3h45. Les officiers qui y prennent part restent dans le secteur jusqu'au soir .

Ordre particulier no 369 du 11 avril de la 5o DI ( Relève de l'EM de deux bataillons du 129° par l'EM et deux bataillons (1 et 2) du 5° RI ) 

I -Mouvements à exécuter

Les bataillons Pourel et Maguin du 129° seront relevés dans la nuit du 11 au l2 avril par deux bataillons du 5° RI. Après relève , ils iront cantonner à Dugny (abris de bataillon)

Dès la relève du 129° par le 5°, les deux compagnies du 36° , mises à disposition du lieutenant-colonel , commandant le 129° dans la soirée du 10 avril regagneront les carrières du Bois de Vaux.

Les deux bataillons du 5° RI présenteront leur tête à la fourche des chemins Verdun-Fleury et Verdun-Fort de Souville dans l'ordre suivant :

1er bataillon à 21 h

2ème  bataillon à 22h

Le 129° enverra ses guides à la fourche pour diriger les unités. Dans chaque bataillon du 5° , les compagnies seront espacées de 5 minutes. Les compagnies de mitrailleuses du 129° seront maintenues en position . Des ordres leur seront adressés ultérieurement.

2-Passage du commandement

 Le passage de commandement aura lieu le 12 avril à 8h . Les chefs de corps, les commandants de bataillon et un officier par compagnie du 129° resteront auprès de leur successeur jusqu’au l 2 avril au soir.
12-13-14 avril

Le 3° bataillon quitte Bévaux à 2h pour aller occuper le fort de Tavannes où il arrive à 4h. Avant d'atteindre le boyau qui mène au fort , il est pris sous un tir de barrage intense qui occasionne des pertes intenses à la 9° compagnie. Le mouvement des1ler et 2eme bataillons du 5° et la relève des deux bataillons du 129° s'effectuent sans incident . Secteur très délicat . Pas ou peu de tranchées. Aucun boyau de communication.

La position des deux bataillons est la suivante:

Premier bataillon : Position au sud du fort de Douaumont . Liaison à droite avec le 274° RI puis 120° RI . A gauche avec le 2° bataillon du 5°. Pendant la journée des 12 13 et 14 , plusieurs attaques à la grenade furent repoussées.

Deuxième bataillon

Occupe le secteur situé devant Fleury en face des tranchées allemandes du bois de la Fontaine-Morchée. En liaison a gauche avec le 188°, à droite avec le 1er bataillon du 5°.

Une attaque est imposée chaque jour pour prendre un fortin qui est à peu près encerclé dans ce secteur. Ces attaques ont lieu à la grenade et à la baïonnette et sont menées, les deux premières par 4 sections. Ces attaques n'ont pu réussir à cause du manque de préparation d'artillerie et de la difficulté d'amener matériel et munitions. Bombardements intenses tous les jours , surtout sur la 8° compagnie, occasionnant de nombreuses pertes du suite du peu de tranchées et du manque de boyaux et

d'abris.

Du 11 au 14:

Tués : 36

Blessés : 145

Disparus : 6

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