JMO du 22e RIC du 22 février 1915 au 5 juin 1915Cote SHAT 26N865 |
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22
février Le
régiment reçoit l'ordre de se préparer à attaquer le lendemain 23 le
Fortin allemand au nord de Beauséjour. 23
février Dès
2 heures, les 1er et 3e bataillons sont en marche
pour prendre leurs positions d'attaque en vue de l'attaque du fortin. 23
et 24 février le
Fortin au nord de Beauséjour faisait partie de la deuxième ligne des
retranchements réunissant deux points d'appui: la Butte du Mesnil à
l'ouest, les avancées des Maisons Neuves à l'est et constituait, au
moment de l'attaque, la première ligne allemande, les autres tranchées
étant en partie tombées entre nos mains. Cet ouvrage avait été attaqué et pris déjà quatre fois sans qu'on
ait pu s'y maintenir. L'action
était confiée à deux bataillons, l'un à droite, le 3e
Bataillon, partant des avancées Bro, et l'autre à gauche, le 1er
Bton partant du boqueteau, dans chaque bataillon deux compagnies en première
ligne, deux en réserve. Enfin,
le 2e Bton restait en réserve générale à Minaucourt. Objectif
du 3e Bton (capitaine Dasque) La
mission du bataillon était d'attaquer la partie comprise entre N et N',
et d'occuper le boyau NR Les
deux compagnies d'assaut furent placées face à leur objectif dans les
tranchées Bro et Fontclare et leurs avancées. Les deux autres étaient
en réserve. La
9e Cie, Lt Jacoutet, devait déboucher de l'avancée Fontclare
en direction de la partie O du fortin, occuper rapidement le boyau N'R, s'étendre
vers N' dans la tranchée ouest pour lancer une section sur la tranchée
oblique N°1.I La
10ème Cie, Lt Raynal, débouchant de l'avancée Bro, devait attaquer
la partie droite du fortin, se répandre rapidement dans la branche nord N°1
et s'y fortifier solidement. Les
11e et 12e Cies restent en soutient. Une
section de mitrailleuses était placée au bois Barrant à la partie située
près du long boyau conduisant à la tranchée allemande. Elle devait
suivre l'attaque et servir à faire des feux de flanc ou à tenir les
boyaux. Une 2e section de mitrailleuses en réserve à la tranchée Vary
devait soutenir la 9e compagnie. Le
poste du commandant du Lt-Colonel était à la tranchée Gauthier. L'ordre
de la 1ere division coloniale fixa l'attaque à 16H00. Aussitôt
après la préparation de l'artillerie qui dura de 15H45 à 16H00, au
signal de deux fusants très hauts, les 4 compagnies s'élancèrent à
l'assaut.
Au
signal d'attaque (16h), les compagnies s'élancèrent courageusement sur
les tranchées allemandes, malgré le bombardement très violent, et y
prirent pied. La
9e Cie occupa le fortin, la partie de la branche ouest comprise
entre le fortin et N' ainsi que le boyau N'R vers R. Elle éprouva une
vive résistance et ne put progresser jusqu'à la tranchée oblique N°1,
elle établit un barrage au sud de R. La
10e Cie prit pied dans la partie droite du fortin et dans la
branche nord N°1 sur une longueur de 300 mètres environ. Elle s'y
installa solidement et fit un barrage à l'extrémité nord de la ligne
d'occupation. A
plusieurs reprises, l'ennemi essaya de refouler nos hommes en les inondant
de bombes et de grenades. Six contre-attaques, dont trois très violentes,
furent lancées sur nos lignes, mais toutes furent repoussées avec de
grosses pertes. A
la contre-attaque qui eut lieu vers minuit, les Allemands s'avancèrent en
formations très denses. Un feu très nourri de nos hommes en anéantit en
quelques instants la valeur d'un bataillon. Mais les compagnies déjà engagées avaient subi des pertes sensibles. La 10e Cie n'avait plus un seul Sous-officier. Les seconds
pelotons des 11e et 12e Cies furent portés en
ligne. Devant la violence de ces contre-attaques, le Lt Cl Bonnin fit venir de
Minaucourt les compagnies du Bton Dauvillier. Vers 5 heures, nos hommes maintenaient leur position avec beaucoup d'énergie
et la situation paraissait favorable. Des ordres furent envoyés aux 11e et l2e compagnies pour
attaquer la tranchée oblique N°1. La 11e Cie, dans le boyau NR, devait s'élancer à 5h30 sur la
tranchée oblique N°1, tandis que la 12e Cie devait y arriver
en sortant par la tranchée ouest. Pour appuyer cette attaque, la 7e Cie reçut l'ordre de se
porter en avant . C'est que se produisit la très violente contre~attaque qui nous obligea
à quitter nos positions. La fusillade partant des tranchées obliques est violente et
ininterrompu, le terre-plein couvert d'Allemands qui avancent en hurlant;
dans les boyaux nos hommes sont obligés de reculer devant les grenades.
Dans la tranchée nord N°1, le Lt Raynal monte sur le parapet exhortant
les hommes à l'imiter et à charger mais il n'a plus un seul
sous-officier. Il est bientôt blessé à l'oeil et au ventre. Il continue
à diriger la défense jusqu'à complet épuisement. À sa gauche, le
Ss-Lt Cazeau réussit à monter sur le parapet après avoir établi un
barrage dans le boyau, ou il met quelques hommes énergiques. Il charge
avec une section mais il a fait à peine quelques pas qu'il est traversé
de part en part et tombe. Alors, il se fait mettre face à l'ennemi et
pendant que la mitraille fait rage, il maintient ses hommes autour de lui
, chantant à haute voix: «Mourir pour la patrie est le sort le sort le
plus beau.. ». Mais le barrage établi dans le boyau va céder, les survivants de la 11e
Cie battent en retraite, le Lt Cazeau ne parle plus, les hommes le croient
mort, le soldat Simon traîne son corps par les pieds pendant 200 mètres
à travers les balles et la mitraille des canons révolvers et ramène son
officier dans nos lignes Dans le boyau, en effet, les Allemands arrivent
à la baïonnette, trouvent devant eux le soldat Jouy et lui crient de se
rendre; il est seul, tous ses camarades sont morts autour de lui, tués ou
blessés, on lui crie à nouveau de se rendre, il répond en ajustant les
assaillants, les tient en respect sous son feu ; blessé au bras d'un coup
de baïonnette, au corps à corps avec un septième adversaire il le tue,
reçoit un coup de sabre d'un officier ennemi qu'il blesse grièvement et
se replie ensuite sur le boyau du Fortin. Pendant que le combat se déroulait ainsi sur la droite, l'ennemi,
suivant le boyau N'R, avait coupé et deux notre ligne de résistance et
commençait à affluer vers le Fortin. Le capitaine Poirier, Cdt la 12e
Cie, sentant le danger, veut la reporter en avant mais un éclat de bombe
l'atteignit en plein visage et il tomba la face en avant. se relevant par
un sursaut d'énergie, il saisit un fusil, se défend à coup de crosse et
de baïonnette, tuant plusieurs ennemis. Mais, un deuxième projectile
vient l’atteindre il tomba de nouveau; les Allemands s'avancent en masse
de tous côtés empêchant les hommes de la 12e Cie, de prendre leur
capitaine qui est sous leurs yeux frappé à coups de crosse et de talon. Les
mitrailleuses qui se trouvaient dans le Fortin ont été broyées par les
obus, sauf une pièce que le sgt Cazeilles, seul survivant de sa section,
blessé grièvement au bras droit, emporte sur son dos. Le
Lt Lelong, cdt une section de mitrailleuses, déjà blessé, voyant la
position perdue, sort son revolver, dit aux hommes qui l'entourent «Je
vais vous faire voir comment meurt un officier français», se précipite
sur les Allemands, en abat plusieurs et tombe percé de coups. Les
derniers survivants battent en retraite ; des quatre compagnies qui
avaient pénétré dans le Fortin la veille par les avancées, il revenait
trente hommes. Les autres étaient tous tués, blessés ou restés dans le
boyau. Personne
ne s'est rendu. Objectif
du 1er Bton (Commandant Roguin). Le 23 à 15 h, le 1er Bton occupe les positions suivantes fixées
par l'ordre d'attaque. 3e Cie Lt Caux, avancées 1 et 2 (est) de la tranchée du Boqueteau, Cie de
droite de l'attaque du Bataillon, doit coordonner son effort avec celui du
3e Bton. objectif: partie
N' de la branche ouest, puis la tranchée oblique N°1. 4ème
Cie Lt
Mallet avancées 3 et 4 (ouest) de la tranchée
du Boqueteau Objectif partie
B de la branche ouest, s'y maintenir et établir un barrage solide à
gauche. A
16h, attaque. La
3e Cie se porte sur la branche ouest de N' à a
qu'elle occupe. La
4e Cie se porte sur la branche ouest de a
à B. La
2e Cie occupe les positions des Cies de première ligne, prêts
à les soutenir. La
1ere Cie reste en réserve dans la tranchée du Boqueteau. De
16h à l8h, on voit les hommes, dans les tranchées conquises, travailler
activement à les retourner. Des mouchoirs agités au bout de baïonnettes
indiquent nettement les positions occupées. A
l9h, la 4e Cie est dans une situation critique, le Lt Mallet
est blessé, le Ss-Lt Droux tué. Presque tous les hommes sont tombés,
pris en enfilade par un feu violent d'artillerie ennemie. Seul
survivants de la 4e Cie, le Sgt Valdor et une vingtaine
d'hommes. La
partie aB
de la branche ouest était reprise par l'ennemi. Le
Lt Caux, en liaison étroite avec le 3e Bton, bien organisé,
avait établi un barrage solide à sa gauche vers a.
L'ordre est donné au commandant Roguin de reprendre la partie aB
de la branche ouest. L'attaque
de front est exécutée par le peloton Crave et le peloton de la 2e
Cie du Ss-Lt Madaume, pendant que la 3e Cie (Lt Caux) et le
peloton de la 2e Cie (Le Bars) attaquait de flanc. Mais
ni l'attaque du Ss-Lt Madaume, ni celle du Ss-Lt Crave (5h30), ne peuvent
déboucher de leurs avancées. A mesure que les hommes sortent, ils
tombent sous la fusillade. Le Ss-Lt Crave est tué à quelques pas du
boyau et une vingtaine d'hommes derrière lui. Quant
au Ss-LT Le Bars, blessé à la main, à la tête et aux parties génitales,
il fait le coup de feu avec ce qui lui reste de sa section, à peine la
moitié. Serré de trop près, il abat raide quatre Allemands. A ce moment
il est blessé par une balle qui l'atteint dans la région de la colonne
vertébrale et le jette à terre. Presque paralysé des deux jambes, il se
traîne sur les mains et les genoux dans le boyau menant à la tranchée
française. Il est touché une 5e fois par un éclat d'obus à l'épaule.
Il n'est relevé que 24 heures après par les brancardiers. La
septième et violente contre-attaque de l'ennemi qui se produisit peu après,
refoulait les 1ere et 3e Cies dont les officiers étaient tués ou blessés
et les rejetait sur nos lignes. La
1ere Cie qui n'avait pas été engagée servit au moins à couvrir l'évacuation
du Fortin. Malgré
l'extrême fatigue occasionnée par la marche pénible dans les chemins défoncés
et par l'attaque pendant 10 heures consécutives, sous les obus, enlisées
dans la boue des boyaux, les compagnies du 22e RIC s'étaient héroïquement
battues pendant 15 heures soutenant victorieusement six contre-attaques
violentes. Les dernières à l'effectif d'au moins deux bataillons tous
les officiers et presque tous les sous~officiers de ces compagnies avaient
été tués ou blessés. Les
pertes pendant ces deux journées s'élevèrent: Officiers:15
tués ou blessés Troupes
994 tués, blessés ou disparus. Le
24 au soir, les 1er et 3e Btons rentrent au repos à Hans. Les
7e et 8e Cies sont laissées en première ligne, les
5e et 6e aux abris de la ferme Beauséjour. 25
février. Arrivée
à Minaucourt des 1e et 2e Btons du 4e
Colonial chargés de faire avec le 2e Bton du 22e
une nouvelle attaque du fortin. 27
et 28 février L’ordre
de l'armée était de reprendre le Fortin le 27 dans l'après-midi Le
2e Bton du 22e RIC restait en réserve générale.
Toute la nuit du 25 au 26 et celle du 26 au 27 le bataillon nettoya, et élargit
le boyau de communication et les tranchées, le temps manquant pour
creuser un deuxième boyau. Attaque
de l'est A
6 heures, le Bton Montégu (2e bton du 3e RIC) est
ainsi disposé: A
gauche, en liaison avec le bataillon Posth (1er bton du 3e
RIC), la 6e Cie (Delalbre) dans les avancées de la tranchée
Fontclare. A
droite, la 5e Cie (de la Rochebrochard) dans les avancées de
la tranchée Bro. La
7e Cie dans la tranchée Gauthier. La
8e Cie dans la tranchée des 8 abris. A
15h30, préparation de l'artillerie. A
15h45, les hommes se portent en avant au pas, malgré une pluie de
projectiles percutants, soulevant l'admiration des hommes du 91e et du 284e
RI qui garnissaient les tranchées. La
5e Cie atteint la tranchée nord N°1, l'occupe, dépasse le
point M d'environ 60 mètres et exécute un barrage de 3 mètres de
profondeur ; le Cne de la Rochebrochard blessé est remplacé par le Ss-Lt
Clauchet. La
6e Cie atteint la branche sud du Fortin et l'occupe jusqu'à sa
gauche avec la 2e Cie (Cdt Posth). puis le Ct de compagnie
remonte avec deux sections le boyau N'R où il est tué. Il
est remplacé par le Ss-Lt Ebras qui atteignit le point R en avant duquel
il établit un barrage (17 heures). La
7e Cie, quittant la tranchée Gauthier,est lancée en avant,
gagne le boyau nord N1 et s'engage dans le boyau MP, où elle progresse
jusqu'à 60 mètres de P et y établit un barrage. A
17h45, le Cdt Montégu lance la 6e Cie du 22e
Colonial, 3 sections, dans le Fortin, se relie à l'ouest de la 8e
Cie du 3e qui arrivait à 60 mètres de N'. La dernière
section de la 6e Cie du 22e avec des éléments de
la 8e Cie du 3e travaillèrent à
l'approfondissement du boyau de communication du Fortin avec l'avancée
Bro Quatre
contre-attaques de l'ennemi se produisirent portant principalement sur le
bataillon Posth, à 23 heures, à 2h30, à 5h30 et à 8h30. Toutes ces
attaques furent repoussées avec l'aide de l'artillerie. l'artillerie
lourde allemande avait commencé dès 6h30, à prendre pour objectif le
Fortin et les premières lignes françaises. Cette avalanche de
projectiles, accompagnée de fusants de 105 et de 77, dura toute la journée
et les relations avec les tranchées conquises étaient devenues presque
impossibles. Comme le Cdt Montégu avait rendu compte qu'il avait beaucoup
souffert, la 8e Cie du 22e avait été portée dans
les avancées Bro, prête à être portée en avant. Dès
la fin du tir, elle franchit l'espace découvert et à 17 heures, toute la
partie du boyau abandonné était réoccupée. Enfin
à 20h30, la 7e Cie du 22e Colonial et le Cne
Hartmann avec la 8e Cie du 3e Colonial étaient
envoyées en avant. Le
1er mars, à 2 heures, toutes les parties conquises précédemment
sont confiées au 127e RI. Attaque
du sud. A
15h45, l'assaut se déclenche. Dès
le début, au moment où la 2e Cie sort des tranchées, le Cne
Saint Gal, commandant la Cie est blessé. Les 2e et 3e
Cies se portent à l'assaut, en marchant plutôt qu'en courant et prennent
pied dans les tranchées ouest. Les abris sont fouillés. La 2e Cie fait 11 prisonniers,
quelques hommes de la 3e Cie tombent sur un groupe d'Allemands,
en tout une douzaine, font deux prisonniers. Les 2 Cies franchissent la branche ouest, puis le boyau de communication
N'R et, par le terre-plein marchent sur la tranchée oblique N°2. Le Ss-Lt Coupeau de la 2e Cie tombe le premier. Malgré des
fortes pertes, les 2 compagnies abordent la tranchée et alors tombent le
Ss/Lt Viaud de la 2e Cie, blessé, le Lt Vergnaut commandant la
3e Cie (tué); la lutte est extrêmement vive le Ss-Lt
Perrichon, seul officier survivant tombe à son tour. Les deux compagnies
sont décimées, la 3e Cie se replie alors sur le boyau N'R où
elle s'installe et la 2e Cie s'accrochant dans la partie de la
tranchée oblique N°2 dont elle a pu s'emparer, établit à l'intérieur
un barrage pour couvrir son flanc gauche très exposé par suite du repli
de la 3e Cie. 18
heures, les 2 compagnies en quelques instants, ont perdu les 3/4 de leurs
effectifs mais les pertes allemandes sont elles aussi très lourdes. 22 heures, une section de la 5e Cie du 22e Colonial
est rassemblée pour contre-attaquer l'ennemi. Au moment où les hommes se
dressait pour sortir de la tranchée, une fusillade très nourrie éclate
du côté allemand, l'adjudant chef de section tombe mortellement blessé
ainsi que le sergent et un grand nombre d'hommes. Notre contre-attaque est
brisée. Le 1er Bton du 3e RIC et les Cies du 22e
ont déjà beaucoup souffert. Toutes les unités occupent dans les tranchées
des places qu'il est impossible, sans créer un vide dangereux, de leur
faire quitter L'artillerie
allemande qui n'a cessé de tirer depuis le commencement de l'action,
c'est-à-dire depuis le 27 à 15 heures redouble de vigueur dans la matinée
du 28. Les projectiles de gros calibres (105, 150, 210) pleuvent sur les
tranchées et boyaux faisant de nombreuses victimes. Le
chiffre des pertes des 3 bataillons engagés: 3e
Colonial :17 officiers tués ou blessée 93
hommes de troupe tués, blessés, ou disparais. 22e Colonial :2 officiers tués ou blessés 257
hommes de troupe tués, blessés, ou disparus. 1er mars Repos à Minaucourt et aux abris de Beauséjour pour le 2e
Bton. 2 mars Le régiment en entier va au repos à Hans. État
des pertes subies par le corps pendant
les journées du 23.24.27. et 28 février Effectif
engagé : Officiers 35 Hommes de troupe 2842 Pertes: officiers: 16 Tués : 4, blessé et mort des suites des blessures 1 Blessés et évacués : 3, blessés et faits prisonniers 4, Disparus : 4. Hommes
de troupe: 1616 Tués :117, blessés: 968, disparus : 531. 10
mars. Le régiment est cité à l'ordre de la IVe armée. «Ordre
général N0 193 » Le général commandant la IVe armée cite à l'ordre de l'armée Le 22e régiment d’infanterie coloniale. Les 1er et 2e bataillons du 3e régiment
d'infanterie coloniale «Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Bonnin, dans les
journées des 23, 24, 27 et 28 février ont après des combat acharnés et
au prix de sanglants efforts assuré la conquête du fortin situé au nord
de la ferme de Beauséjour».
11
mars Prise
d’arme à la ferme des Meigneux 12
mars Le
1er Bton, le 2e Bton et le 9e Cie
prennent le service en 1ere ligne. 13
mars rien
à signaler 14
mars La
6e brigade est chargé de la garde du secteur de la 2e
DIC, la 4e et 5e brigade devant former une division
provisoire destinée a concourir au mouvement offensif sur Tahure. Le
22e RIC concourt au service de l’ancien secteur de la 6e
brigade: cote 180, Promontoire avec une Bton du 202e RI. Le
1er Bton est en 1ere ligne avec le Bton du 202e, les
5e et 6e Cies sont au repos à Minaucourt, le 2e
Bton en entier, les 7e et 8e Cies à Hans. 15-17
mars mêmes
positions 18
mars Les
2e et 3e Btons sont relevés dans le secteur de la 6e
brigade (du calvaire au promontoire par le Bon Roguin (1er Bton),
un Bton du 202e et le ½ groupe cycliste. 1
blessé. 19
mars mêmes
positions 20
mars Un
obus tombe sur un abris de mitrailleuses entre la tranchée X et Y. 2
tués et 1 blessé. 21
mars Le
régiment relève le groupement du fortin de Beauséjour. Le
2e et 3e Btons qui occupent 180 sont relevé par 2
Btons du 24e RIC. Le 1ere Bton rentre de Hans entre 20h et 23h. Le
2e Bton occupe le secteur du bois Barrant avec 2 Cies en premières
lignes, 2 Cies sont en réserve aux abris de la borne 16 (rte de Massiges
à Beauséjour). Le
1er Bton occupe le fortin avec 3 Cies en 1ere ligne ( 11 Cie à
la tr oblique, 9e Cie du point R au point N, 12e Cie
du Nord jusqu’au bois Barrant, 10e Cie en soutient de a
à la branche nord n°1. Tiraillerie
toute la nuit 1
tué et 7 blessés. 22
mars Bombardement
intense de 6h sur les tranchées de 1ere lignes et les abris de réserve,
fusillade toute la nuit en 1ere ligne. 3
tués et 8 blessés. 23
mars Le
bombardement est ralenti toute la journée, fusillade la nuit. Vers
minuit, les allemands attaquent sur le fortin. Ils sont reçus par les 9e
et 12e Cies qui exécutent un feu rapide et couvrent
l’ennemis de grenades à main et cellérier. Pas
de pertes, repli des allemands. Vers
4h, des allemands tentent de placer des fils de fer au nord de la branche
ouest, les guetteurs tuent 4 allemands. 2
tués et 18 blessés. 24
mars 9h,
les allemands déclenchent une attaque à la balle explosive contre le
fortin. A 21h, le régiment est relevé par le 4e RIC. Relève
jusqu'à 4h du matin. 1
tué et 2 blessé. 25-27
mars Repos
à Hans. 28
mars Visite
du président de la république et du Général commandant l’armée. 29
mars Repos. 30
mars services
aux tranchées. Le
2e Bton est envoyé à la garnison de Massiges ou il remplace
un Bton du 8e RIC. Les 1er et 3e Btons
sont dans le groupement du calvaire-180. 31
mars Calme,
1 blessés. Composition
du régiment au 1er avril
1
avril RAS
1 blessé. 2
avril RAS
1 tué et 2 blessé. 3
avril RAS
2 tués et 3 blessés. 4
avril RAS
1 tué et 1 blessé. 5
avril Le
régiment est relevé par le 8e RIC et va au repos à Hans. 2
tués. 6-7
avril Repos. 8
avril Repos. Le
soir, vive canonnade au fortin dont un prisonnier avait annoncé
l’attaque vers 18h par les allemands. Un Bton du 22e (2e
Bton) est envoyé en réserve aux abris du ruisseau du Marson.
9 avril On apprend que la veille au soir les Allemands ont réussi à
s'emparer d'environ 250 m de tranchées au Fortin de Beauséjour. Le 2e Bton est envoyé en renfort sous commandement de la 4e brigade, pour chasser l’ennemi des tranchées dont ils s’étaient emparés la veille au nord du fortin (des tentatives avaient échoué la nuit précédente). Ces tranchées doivent être reprise dans les plus bref délais afin d’éviter que l’ennemi ne puisse s’établir sur la position conquise de façon définitive. Deux compagnies dont une du 4e Colonial et une du 22e
Colonial furent désignées pour exécuter l'assaut. La 7e Cie du 22e Colonial La
6e Cie (Lt Montignaut) et la 8e Cie du 22e
Colonial (Lt Bras) en réserve. La
vigueur et la rapidité de l'assaut, l'aide efficace apportée par nos
mitrailleuses et la précision de notre artillerie contribuèrent
largement au succès. pertes 2
officiers blessés, 6 hommes tués, 42 blessés et 9 disparus. 10
avril Le
Bton Dauvillier est maintenu sur le fortin, le Bton Mangeon rentre à Hans
à 9h du matin. 1
tué et 1 blessé. 11
avril Le
Bton Dauvillier est relevé par 1 Bton du 24e RIC. Le
Bton est envoyé au repos, 2 Cies à Minaucourt, 2 Cies à Coutemont. Le
reste du régiment releve en 1ere ligne 2 Bton du 8e RIC sur
180. 6
tués et 7 blessés. 12
avril RAS
2 blessés. 13
avril RAS
1 tué et 1 blessé. 14
avril RAS 15
avril RAS
1 tué et 1 blessé. 16
avril RAS
1 tué et 4 blessés. 17
avril Le
régiment est relevé par le 8e RIC et envoyé au repos à
Hans. 1
tué. 18-19
avril Repos. 20
avril. L’ennemi
bombarde Ville sur Tourbe. Une attaque est enrayée par notre artillerie. 21-22
avril. Repos. 23
avril Le
régiment relève en 1ere ligne le 8e RIC sur les positions
calvaire-180 pour le Bton Mangeon à gauche, Bton Roguin au centre, 2 Cies
Dauvillier à droite. Les 2 autres Cies de ce Bton sont envoyées au
fortin pour aménagement. Au
moment de la relève, un tir trop court de notre artillerie sur 180 fait
10 tués et blessés du 8e RIC vers 18h30 24
avril RAS
4 blessés. 25
avril Le
fortin a été bombardé. Un coup de main tenté par une patrouille française
a échoué. 2
tués et 5 blessés. 26
avril Bombardement
sur les 1ere ligne 5 tués et 10 blessés. 27
avril RAS
4 blessés. 28
avril RAS
1 blessé. 29
avril Le
régiment est relevé par le 8e RIC et va au repos à Hans. 3
Cies du 3e Bton restent en réserve au vallon des pins, la 4e
Cie de ce Bton va à Hans. 2
tués et 2 blessés. 30-4
mai Repos
à Hans. 5
mai Le
régiment relève le 8e RIC sur les positions calvaire-180,
Mangeon section gauche, Roguin section du centre, 2 Cies de Dauvillier à
droite. Les 2 autres Cies de ce Bton sont envoyés au fortin pour des
travaux d’aménagement. 6
mai RAS
5 blessés. 7
mai RAS 8
mai RAS 1 tué et 1 blessé 9
mai RAS
1 blessé. 10
mai RAS
3 tués et 3 blessés. 11
mai Le
8e RIC releve le 22e à la tombée de la nuit. 3
Cies du 1er Bton restent en reserve au Vallon des Pins, la 4e
Cie et le reste du régiment sont envoyés à Hans. 3
blessés. 12-16
mai RAS. 17
mai Le
régiment relève le 8e RIC en 1ere ligne sur les positions
calvaire-180. Mêmes positions que le 5 mai. 18-19
mai RAS. 20
mai RAS.
1 blessé. 21
mai RAS.
1 blessé. 22
mai RAS. 23
mai Journée
calme. Le Lt de St Rapt est tué d’une balle en conduisant une
patrouille. Le
régiment est relevé en 1ere ligne par le 8e RIC. Repos à
Hans, la 3e Cie du 2e Bton àu Vallon des Pins, la 4e
Cie à Hans. 24-28
mai Repos. Le
régiment relève le 8e RIC. Le
1er CAC devant être relevé des positions qu’il occupe, le régiment
est relevé à partir du 30 mai. 30
mai Inactivité
de l’ennemi. Relève du 3e Bton par un Bton du 142e
RI. Le Bon arrive au bivouac du Vallon des Pins à 21h. 31
mai Le
1er Bton est relevé par un Bton du 142e RI et est
envoyé à Somme-Tourbe. 1
juin L’EM
est relevé par l’EM du 142e RI, il est dirigé vers
Somme-Tourbe. Le 2e Bton est relevé et est envoyé aux abris
de la Salle. 2
juin Memes
positions. 3
juin Memes
positions. 4
juin Repos. L’EM,
1er et 2e Bton, une Cie de mitrailleuses à St Rémy
sur Busay, le 3e Bton à la Croix en Champagne. 5
juin Repos. |