Le 1er bataillon du 1er Tirailleurs du 1/8/1914 au 1/4/1915 |
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Le
1er août, le 1er bataillon (Cdt Voisard) vient de
terminer ses tirs de guerre aux deux Cèdres, quand paraît l’ordre de
mobilisation. Le
bataillon quitte Blida le 3 août, avec les 2e et 3e
bataillon du 9e Tirailleurs. Il forme, sous les ordres du Cl
Vuillemin, le 3e régiment de marche de Tirailleurs (futur 9e
RMT) à la 75e brigade, 38e division. Le 5, départ
d’Alger; l'armée d'Afrique vogue vers la France, escortée par l’escadre
de la Méditerranée. Le
bataillon séjourne à Avignon jusqu'au 12 et s’embarque à destination
d'Anor; par étapes, il se dirige vers le Nord. Rattaché au 3e corps
d'armée, qui occupe Charleroi, il arrive le 22 août à la Figoterie, où
il reçoit l'ordre de rejeter les Allemands dans la Sambre en les
contre-attaquant vers le Châtelet. La charge est magnifique; mais
précipitée, non préparée, non soutenue; elle se brise sur les lignes
allemandes; l'hécatombe est terrible; le bataillon ne compte plus que 5
officiers sur 19 et 400 hommes sur 900. Le 23 août, le bataillon (capitaine Galet) se reforme, puis commence la retraite. Les tirailleurs; qu'énerve ce repli incessant, montrent aux affaires de Ribemont (29 août) et Villers-le-Sec (30 août) que leur moral et leur cohésion sont intacts.
Par
la Rapière, Chavonnes, Passy-sur-Marne, Montmirail, le bataillon atteint,
le 5, Sainte-Brive, près de Provins. C’est le point terminus de la
retraite; malgré les souffrances physiques et les privations de toutes
sortes, l’ordre et la discipline sont parfaits. Aussi la reprise de l’offensive
est-elle accueillie avec enthousiasme. Par la Margottière, La Malmaison,
Chateau-Thierry, le bataillon gagne la Vesle à Baslieux et l'Aisne à
Cauroy-lès-Hermonville. Le 15 septembre, à la ferme Sainte-Marie et le
17, à Pontavert, le bataillon se heurte à d'importantes masses ennemies. Le 10, il traverse l'Aisne à Maizy et vient occuper le secteur du plateau de Paissy.
Jusqu'au
26 octobre, le bataillon, sous les ordres du commandant De Fabry partage
son temps entre l’occupation des tranchées de Paissy et de Moulins et
les cantonnements de repos de Geny et Menval. Le 26 octobre, le lieutenant-colonel Duruy prend le commandement du régiment, qui, le lendemain, s'embarque pour la Belgique. Le 29, débarquement à Furnes; et enlèvement en autos pour Ostvleteren. Quelques heures après, le bataillon reçoit l'ordre de se porter sur Drie Grachten d'enlever le village de Luighem. L’attaque, retardée jusqu'à 14 heures, progressent lentement; la lisière sud-est de Luighem est fortement organisée, les 2e, 3e et 4e compagnies parviennent néanmoins à 200 mètres du village et se cramponnent au terrain; la nuit, des tranchées sont organisées et une tete de pont organisée au nord du canal.
Le bataillon, sous 1es ordres du commandant Jeze, occupe les tranchées creusées le long de la rive droite de l'Yser; au sud et au nord du pont de Drie Grachten, objectif de plusieurs attaques ennemies.
Le bataillon se porte, le 10 décembre, sur Vlamertinghe et la ferme Langhof, d'où il s’élance à l’assaut des tranchées allemandes. Malgré un terrain détrempé et les ravages des mitrailleuses allemandes, il parvient à quelques mètres des lignes ennemies et s'accroche au terrain. Relevé le 15 décembre, il gagne Poperinghe où le régiment (réserve de corps d'armée) se réorganise jusqu'au 31 décembre, date à laquelle il s'embarque pour Montdidier.
Le
bataillon, commandé par le commandant De Fabry, achève sa
réorganisation et cantonne près de Montdidier jusqu'au 16 janvier, à
Abbeville jusqu'au 20 mars, puis à Montdidier, où, le 1er avril, il
entre dans la composition du 1er régiment de marche de tirailleurs, 90e
brigade, 45e division. |
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