Historique du 11e Tirailleurs du 10/3/1918 au 23/7/1918 |
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Le régiment est créé le 13/12/1917. Il est formé par le 4e, 9e et 11ebataillons du 7e tirailleurs a partir du 18/01/1918.
10
mars 1918 En
vertu des notes de la VIIIe Armée, n 2996 et 3026, le
régiment quitte Saint-Max-Laneuveville et va cantonner: E.
M. et C. H. R. à Malleloy, 1er bataillon à Bratte, 2e à Sivry, 3e à
Saint-Pierre (voir ordre de mouvement paragraphe G de la décision du 9
mars 1918 du 11 T A. ordre d'opérations n 2 et ordre de mouvement pour
la journée du 10 mai du 11e TA). Le régiment passe du
secteur postal 94 au secteur 132.
11
mars 1918 Le
régiment est rattaché à la 74e brigade d'infanterie (3e zouaves, 3e
tirailleurs). Le 2e bataillon va de Sivry à Lixière-Serrière relever
un bataillon du 3e tirailleurs. Ce bataillon est à la disposition du
génie du CA pour exécuter des travaux , deux compagnies du 1er
bataillon vont de Bratte à Mont-Saint-Jean et sont remplacées à
Bratte par deux compagnies du 3e bataillon. Les cadres du 3e bataillon
vont reconnaître les positions du CR du Haut des Trappes.
12
mars 1918 Les
reconnaissances du 1er bataillon vont au bois de la Fouranes. Les cadres
du 2e bataillon vont reconnaître les travaux à exécuter. Dans la
nuit, le 3e bataillon relève dans le CR. du Haut des Trappes, le
bataillon Gonnel du 3e tirailleurs .
13
mars 1918 Le
commandant Lefebvre commandant provisoirement le régiment, l'E. M. R.,
la C. H. R., vont de Mailleloy à Jeandelaincourt. Le chef de bataillon
de Lachaux prend à midi le commandement du C. R. du Haut des Trappes.
14
mars 1918 Dans
la nuit du 13 au 14, le 1er bataillon relève un bataillon du 3e TA dans
le bois de la Fourasse en réserve de régiment. Le chef de bataillon
commandant provisoirement le régiment prend à midi le commandement du
quartier du Haut des Trappes, et le chef du 1er bataillon celui du CR
Fourasse. Le
sous Lieutenant Lemaître de la 9e compagnie est blessé pair
éclatement de grenade à la main droite, en montrant à exécuter à
ses hommes, un abri de guetteur.
15
au 17 mars 1918 Rien
à signaler.
18
mars 1918 Le
tirailleur Bouzaza Mohamed, de la 10e compagnie, est légèrement
blessé par un éclat d'obus à la cuisse au PC du CR. du Haut de
Trappes. Le
colonel Tahon, commandant la 7e brigade, commandant le secteur de
Jeandelincourt passe dans le quartier du Haut des Trappes. Le général
commandant le 15e CA passe dans le cantonnement de l'EMB.
19
mars1918 Le
capitaine Filio, commandant la 9e compagnie, au cours d’une visite de
sa première ligne le 19 au matin, fait une chute qui lui occasionne une
fracture de péroné. Le
tirailleur Belgit ben Tahar, de la 10e compagnie est tué
accidentellement par une balle de revolver.
20
mars 1918 Dans
la nuit du 20 au 21, relève des 9e et 10e compagnies, se rendent à
Lizières et Serrières pour travailler à la disposition du génie du
CA. Dans cette même nuit, à O heure (après la relève), l'ennemi
déclenche un violent bombardement à la faveur duquel il tente un coup
de main sur le CR. De gauche (2e TA). Le Lieutenant-Colonel Charles
Roux, rentrant de permission, reprend le commandement du régiment.
21
mars 1918 Dans
la nuit du 21 au 22 mars, la 7e compagnie relève la 11e dans le PA
Fourasse. Après la relève, vers O heure, le capitaine Cazeaux,
commandant la 7e compagnie, est blessé. Le Clairon Bozriche, blessé;
le cycliste Legros, tué. Les 9 et 10e compagnies font, dans la
matinée, leurs reconnaissances et commencent leurs travaux dans
l'après-midi.
22
mars 1918 La
11e compagnie va cantonner à Lixières, la CM3 à Serrières. Le
commandant du 2e bataillon prend à midi le commandement du CR. du Haut
de Trappes. Dans
l'après-midi, l'ennemi lance environ 150 obus de tous calibres dont une
quarantaine toxiques sur le bois du Haut de Trappes. Les tirailleurs
Vilcot (Lucien) et Djehbar Abdelkader de la 5e compagnie, sont tués à
leur poste de guetteur.
23
mars 1918 Coup
de main français sur les tranchées ennemies en face de Nomény, à
gauche du régiment. De nombreux obus, dont plusieurs toxiques, tombent
sur le CR. du Haut des Trappes. Le tirailleur Mallebranque de la CHR est
intoxiqué par les gaz, les tirailleurs Boudali Mohamed, Youcef ben
Abdelkader de la 6e compagnie, sont blessés par éclats d'obus.
24
mars 1918 Le
régiment reçoit avis qu'il sera relevé par le 3e tirailleurs.
25
mars 1918 Le
TR. et les TC sont envoyés à Saint-Max, prés de Nancy. Dans la nuit
du 25 au 26 mars, relève des 2e et 1er bataillons et de la CHR. par 2
bataillons et de la CHR. du 3e TA.
26
mars 1918 Le
régiment relevé va cantonner: EM et CHR. à Frouard, 1er bataillon à
Custines, 2e bataillon à Morey-Belleau, 3e bataillon à Pompey.
27
mars 1918 Le
régiment cantonne: EM, CHR, 1er et 2e bataillons à Saint-Max, 3e
bataillon à Laneuveville
28
mars 1918 Le
régiment cantonne EM., CHR, 2e bataillon à Gondreville,1er bataillon
à Fontenay sur Moselle, 3e bataillon à Sexey en Haye, Velaine en-Haye,
poste de Velaine. Le
régiment reçoit avis qu'il est rattaché à la 10e division
d'infanterie coloniale, général Marchand, du 32 CA.
29
mars 1918 Le régiment fait séjour dans ses cantonnements ; passage du secteur postal 132 au secteur 167 30
mars 1918 En
vertu de l'ordre particulier n 343 du 32e CA., du 28 mars, le régiment
va cantonner:EM et CHR, 3e bataillon à Choloy, 1er bataillon à
Ménillot, 2e bataillon à Foug.
31
mars 1918 Arrivée
aux emplacements fixés par l'ordre ; EM., CHR., 1e et 3e bataillons à
Sorcy, 2e bataillon à Ville-Issey .
1er
avril 1918 Séjour
aux cantonnements.
2
avril 1918 Le
colonel, l'EM et la CHR. avec le 1e bataillon, font séjour
à Sorcy, le 2e bataillon se rend à Courcelles-aux-Bois, le 3e
bataillon à Menil aux Bois.
3
avril 1918 Départ
de l'EM, de la CHR. avec le 1e bataillon pour Lérouville.Le régiment
se trouve en réserve de la 10e DIC dans la zone Lérouville, Courcelles
aux Bois, Ménil aux Bois.
4
avril 1918 Repos
dans les cantonnements
5
avril 1918 Repos
dans les cantonnements
6
avril 1918 Le
CID du régiment reçoit l'ordre de rejoindre et de venir cantonner à
Ménil-aux-Bois.
7
avril 1918 Le
régiment cantonne désormais de la façon suivante: EM.
et CHR. avec le CIR 11 Ménilaux-Bois. 1er
bataillon à Lérouvidie, 2e bataillon à Baudremont, Village Nègre,
Maison Forestière. 3e
bataillon à MéniI-aux-Bois, Courcelles aux Bois, Grand-Bois. Le
Sous-Lieutenant Lemaitre Henri, de la 9e compagnie, blessé au bois des
Trappes, est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
8
avril 1918 Repos
dans les cantonnements nouveaux.
9
avril 1918 Le
2e bataillon se déplace et va s'installer à Rupt, devint Saint-Mihiel,
avec une compagnie, à la Belle Vallée.
10
au 21 avril 1918 Séjour
aux cantonnements. Les
compagnies font de l'instruction, et fournissent à tour de rôle des
détachements de travailleurs.
22
avril 1918 Le
régiment reçoit avis qu'il relèvera le 5e TA. 23
avril 1918 Reconnaissance
des officiers dans le secteur du 5e TA.
24
avril 1918 Dans
la matinée, dernières reconnaissances, dans la nuit du 24 au 25,
relève de l'EM., de la CHR, du 5e TA à Kouer la~Grande. Le 1er
bataillon relève un bataillon 5e TA dans le CR Klaxon, le 3e bataillon
dans le CR Denicourt, le 2e bataillon en réserve au village Nègre.
25
avril 1918 Le
TR. occupe à Beaudremont l’emplacement du T. R. du 5e tirailleurs.
26
avril 1918 Dans
le CR Denicourt, une de nos patrouille repousse un important groupe
ennemi après un vif engagement à la grenade.
27
avril 1918 Tirailleur
Bikerouis, mat 1894, de la 9e Cie déserte; a été vu se
dirigeant vers la Grande Koeur.
29
avril 1918 Par
décision du GQG en date du 16 avril 1918, l’adjudant Mas et les
aspirants Besson, Ortoli, Marglem sont nommés sous lieutenants.
30
avril 1918 Le
11e tirailleurs passe à la date du 5 mai sous les ordres du
32e CA. En
conséquence, des ordres sont donnes pour que le régiment soit relevé
dans le secteur de Han Bislée par le 5e tirailleurs, dans la nuit du 3
au 5 mai 1918.
1er
mai 1918 Ordres
généraux donnés pour la relève du régiment par le 11e tirailleurs.
2
mai 1918 Ordres
de détails: reconnaissances à exécuter par le 5e tirailleurs.
3
mai 1918 Les
1er et 3e bataillons sont relevés respectivement par les 1er et 3e
bataillons du 5e tirailleurs ; la CHR du 11e Tirailleurs, par
la CHR du 5e Tirailleurs. Le 2e bataillon, cantonné à Rupt
et au Village Nègre, est relevé par le 2e bataillon du 5e TA. A
17 heures, le tirailleur Messaoud ben Mohamed est blessé par une balle,
alors qu’il était sentinelle à l'entrée d'un abri à Han.
4
mai 1918 Le
régiment occupe les cantonnements suivants: CHR
et EM à Vadonville. 1er
Bataillon à Lérouville 2e
bataillon à Ménil aux Bois 3e
bataillon à Vadonville et Malammont.
5
mai 1918 Le
régiment fait mouvement dans la matinée du 5 et ses diverses unités
occupent les cantonnements suivants: EM.
et CHR à Sorcy CIR
et TR à Sorcy 1er
bataillon à Eufile 2e
bataillon à Sorcy. 3e
bataillon à Ville Issy. Le
régiment reste sous le commandement du 32e CA 6
mai 1918 Instruction 7
mai 1918 Le
Lieutenant Lecoeur, commandant la 11e cie est nommé
capitaine. 8
au 15 mai 1918 Instruction 16
mai 1918 Le
général Gérard,
commandant la VIIIe armée , assisté des généraux Passaga (32e
CA) et Marchand (10e DIC) remet le drapeau de leur régiment aux Colonels Charles Roux (11e
TA) et Fournié (5e TA) prise
d'armes Officier
porte drapeau: lieutenant Boutrika Mohamed. 17
mai 1918 Repos.
Le régiment fête la remise du drapeau. Concert, théâtre, le soir
cinéma. 18
mai 1918 Reprise
de l'instruction dans les bataillons. Le régiment reçoit 10 chiens de
guerre. En exécution des prescriptions de l'ordre particulier du
général commandant la VIIIe Armée, la 34e DI. relèvera entre les 21
et 25 mai la 10e DIC dans le secteur Grimaucourt. En fin de mouvement,
cette DI. Ayant sous ses ordres les 5e et 11e tirailleurs, devra tenir
le front compris entre les Paroches et l'étang de Vargeneaux. En
conséquence, le 11e tirailleurs relèvera avec ses 3 bataillons les
bataillons américains occupant les CR Saint Agnan de Brichausart et de
Broussey. Le
colonel commandant le 11e TA se tiendra dès le 21 au soir auprès du
colonel commandant le 103e américain : PC. Gironville. 19
mai 1918 Continuation
de l’instruction. pertes
: le tirailleur Souadeh Azzan, de la 12e compagnie, se noie en prenant
un bain. 20
mai 1918 Ordres
de détails de relève pour le régiment Dans
la nuit du 20 au 21 mai, le 1er bataillon va cantonner à Fremereville
et Girauvoisin, le 3e bataillon va cantonner à Jouy sous les
Otes. Ils devront arriver a leurs cantonnements à 4 heures du matin. 21
mai 1918 Reconnaissance
par des cadres des deux bataillons appelés a relever les bataillons
américains des 103e et 104e américains dans les CR. de Saint-Agnan et
Broussey. Le commandant du 3e bataillon et ses reconnaissances devront
se trouver à Broussey a 8 heures du matin. Dans
la nuit du 21 au 22, les 1er et 3e bataillons
relèvent les éléments américains, le 2e bataillon se
porte sur Fremereville et Gironville. 22
mai Le
tirailleur Mansouri Almed est blessé par accident. 23
mai 1918 Le
CIR va de Sorcy à Aulnois sous Vertuzey ou il cantonnera. Pertes:
le caporal Cazerolles Michel, de la 2e compagnie est blessé à la jambe
gaucho par éclat de torpille dans le CR de Saint Agnan. 24 mai 1918 Les TC vont cantonner: TC
du 1er bataillon à Vignot. TC
du 2e bataillon à Aulnois. TC
du 3e bataillon à Aulnois. TC
du régiment à Aulnois. TR
à Aulnois. 25
mai 1918 RAS. 26
mai 1918 RAS 27
mai 1918 Pertes Salmi
Mohamed, Méroki Mohamed, Mye Félix blessés par éclat d’obus. Legniau
Robert, Zérrougni, Ali Ben Mohamed, Khédairie Mohamed, Maouch Ben Ali
tués. Mousnier
Jean blessé par éclat d’obus, tous dans le CR de Saint Agnan. 28
mai 1918 Pertes Ss
Lieutenant Bonnel Louis, Sergent Taubelle, Gueddar Mouche, tués Bouchénach
blessé décédé, Coadir Ahmed Ben Ahmed, blessé, décédé des suites
de ses blessures, Boudjouret Abdallah, caporal, Barthi Aissa Ahmed,
Hadid Ahmed, Marsaoui Ahmed blessés dans le CR de Brichaussart Barasse
Elie, caporal, Lagati Madani, caporal, Boukerche Belkacem, Ahia Mohamed,
Zouaoui Amar, Zerguigni Ali, Djébiri Haoucine, Sédairia Ben Dial,
Lakneche Said, blessés par éclat d’obus dans le CR Saint Agnan. 29
mai 1918 Pertes: Le
caporal fourrrier Bouillet, est tué; le sergent fourrier Lemaistre, est
blessé très grièvement
(mort des suites de ses blessures), tous deux par obus tombé sur PC.
Charles ben Ali, caporal, Koumidri Rabah, Gorini Lakdar, Bousseta
Mohamed, Bouharabah Ali, Probst, adjudant, blessés par éclats d'obus
ou de grenades dans les CR. Saint Agnan, Brichausart et Broussey. 30
mai 1918 Dans
la nuit du 29 au 30, relève de la 2e compagnie, dans le PA d'Inde par
la 3e compagnie jusqu’alors en réserve. Pertes Charles
Mohamed, 2e Cl, blessé par éclat d’obus dans le CR
Broussey. 31
mai 1918 Le
tirailleur Larbi Ben Athamane est blessé.
1er
juin 1918 RAS
2
juin 1918 Relève
intérieure dans le 2e bataillon La
6e Cie de Lionville relève la 5e Cie au bois de
Chanoines. Le
sergent fourrier Marcatte, de la 6e compagnie, est blessé à Lionville,
non évacué. 3
juin 1918 Pertes Grison,
2e cl, blessé grièvement mort des suites de ses blessures,
Roche, 7e Cie, Amar Belkacem, 10e Cie tués. Sergent
Resbah, 10e Cie, Tessier, 10e Cie, Abed Abdelkader,
10 Cie, Mibarki, 10e Cie, Zemma Allaoua, 10e Cie,
Abdeljelil Tayeb, 10e Cie, Slimane, 10e Cie, Aouat
Ali, 10e Cie blessés dans le CR Broussey. 4
juin 1918 Pertes Cheikle
Abdelkader, blessé. 5
juin 1918 Au
cours d’un engagement avec une patrouille boche qui cherchait à s’infiltrer
dans la garnison de l’ouvrage, Belloin tue deux allemands, un officier
et un caporal. De notre coté, 3 blessés légers. 6
juin 1918 Rien
à signaler. 7
juin 1918 En
vue de libérer le 1er bataillon du 11e tirailleurs, le 83e RI.
(régiment de gauche) s'étendra à droite jusqu'à la ligne 31, 08, 30,
01, avenue de la Grand~Armée (cette ligne au 59e RI cote 347). Dans
la nuit du 7 au 8, la compagnie du CR. Tête à vache relève les 2
compagnie de tirailleurs stationnés à Saint Agnan. Les
compagnies de tirailleurs relevées se rendent à Gironville. La
compagnie de soutien du CR. Tête à Vache relève la compagnie de
première ligne du 1er bataillon qui se rend à Gironville. 8
juin 1918 La
CM1 est relevée dans la nuit du 8 au 9 par une cie de mitrailleuses du
59e RI. 9
juin 1918 Rien
à signaler.
10
juin 1918 Pertes
dans la nuit du 10 au 11,
le caporal Cauvin de la 10e compagnie est blessé.
11
juin 1918 Pertes
le
té1égraphiste Villemin est blessé par éclat d'obus au fort de
Lionville.
12
juin 1918 Le
11e Tirailleurs est relevé par le 59e RI. Dans
la nuit du 12 au 13, le /59 relève les compagnies du 2e bataillon du
11e régiment dans le CR de Brichaussart. Le 2e bataillon du 11e TA,
après relève ,se rend à Vignot où il cantonne.
13
juin 1918 Rien
à signaler. 14
juin 1918 Reconnaissances
par les cadres des bataillons A/59 dans le CR. Broussey et B/59 à
Gironville. Dans la nuit dru 14 au 15, le A/59 relève le 3e bataillon
du 11e TA. dans le CR de Broussey. Après
relève, le 3e bataillon du 11e TA se rend à Sorcy où il cantonne. Le
bataillon B/59 relève à Gironville le 1er bataillon du 11e TA qui se
rend à Void où il cantonne. Le
2e bataillon quitte Vignot et va cantonner à Void. Le
TR va cantonner à Sorcy.
15
juin 1918 Le
CIR du 11e TA va cantonner à Sorcy. Le
colonel, commandant le 59e RI prend le commandement du sous secteur de
Gironville. Le Colonel du 11e TA se rend à Void où il cantonne avec
son EM, la CHR et les 1er et 2e bataillons.
16
juin 1918 Rien
à signaler.
17
juin 1918 Le
régiment est embarqué à Void (Meuse), en 4 trains, et débarque les
18 et 19 juin à la gare de Valescourt (Oise). Le
régiment est affecté à la 58e DI qui est en réserve à la
disposition du général en chef.
18
et 19 juin 1918. Aussitôt
après le débarquement, le régiment va occuper les cantonnement
ci-après. EM et CHR, les 1er et 2e bataillons
à Brunvilliers la Motte. 3e
bataillon à Saint-Morainvilliers. le
CIR est rattaché au CID de la division et cantonne à Essuilles.
20
au 25 juin 1918 instruction
et travaux
26
juin 1918 Bombardement
par avion du cantonnement de Brunivillier la Motte. Tués Lieutenant
porte drapeau Boutrika ; Zégui, de la 3e compagnie ; Hadjamar, Belkacem,
2 classe de la 6e compagnie Boukache de la CM 1. Blessés
: Romiguier,
sergent fourrier, de la CHR. ; Sabelle (Georges), de la CHR.; Vaudelin
(Gilbert), de la CHR.; Girard (Daniel) de la CHR.; Ben Abdallah Slimane,
3e cie, Bouzian Ahmed, CM1, Sinod Claude, CM1, Althier Louis,
CM1. Blessés
légers gardés au corps Laurent
Gaumet Henri, sergent de la CHR, Barca Maurice, tambour de la 3e
cie, Terrier Auguste, 3e cie, Ben Idra Belkacem, CHR.
27
juin 1918 Par
note du GQG n 20.776, en date du 17 juin 1918, le capitaine de
Coatgoureden, commandant le 2e bataillon, est nommé chef de
bataillon à TT.
28
juin 1918 Le
chef de bataillon Lefebvre est évacué.
29-30
juin 1918 Rien
à signaler.
1er
juillet 1918 Le
régiment reçoit
un renfort de 148 Français venus du 6e tirailleurs, dont 90 pour
les unités de l’avant, et 58 pour la CID. un
exercice d'alerte a été exécuté le 1er juillet. Dès
réception de l’ordre d'alerte, les troupes vont occuper leurs
positions d'alertes.
2
juillet 1918 Tous
les éléments conservent leur dispositif d'alerte. Dans la soirée, ils
rejoignent leurs cantonnements respectifs. Le
régiment reçoit un renfort de 5 sous-officiers et 10 caporaux. 3
au 7 juillet 1918 Continuation
des travaux et de l'instruction. 8
juillet 1918 A
partir du 8 juillet, le régiment fournit pour l'exécution des travaux
une compagnie de 100 hommes travaillant à la ligne Noye-Aronde. Deux
compagnies (200 hommes) travaillant aux blockhaus du bois de la
Marlière. Les
autres unités du régiment font de l'instruction.
9
au 12 juillet 1918 Rien
à signaler. 13
juillet 1918 Le
régiment reçoit l'ordre de se tenir prêt à faire mouvement. En
raison du départ très prochain, les troupes ne sortiront pas du
cantonnement. 14
juillet 1918 Rien
à signaler. 15
juillet 1918 En
exécution des prescriptions de l'ordre général d'opérations, la 58e
DI sera relevée dans la journée du 16 juillet par la 126e DI. Les
éléments montés font mouvement par voie de terre dans la nuit du 15
au 16 juillet.
16
juillet 1918 Le
régiment est relevé dans ses cantonnements de Brunvilliers la Motte et
St Morainvilliers par le 112 RI. Entre
18 et 21 heures, le régiment (éléments non montés) est embarqué en
camions automobiles et débarque le lendemain matin dans la forêt de
Compiègne. 17
juillet 1918 Le
régiment débarque au carrefour des Vestales (lisière sud de la forêt
de Compiègne). Suivant l'ordre d'opérations reçu la veille, de la
division, les unités par petites fractions sont dirigées sur Buy et
Grimaucourt ou elles doivent bivouaquer. En
fin de mouvement, PC. du colonel Bois de Besuve, sud est de Buy. L'ordre
suivant est envoyé aux bataillons: Le régiment se transportera cette
nuit au sud est de Vivieres où il sera rassemblé en formation
articulé. Itinéraire
Buy, ferme de Mai, fermes Brassoir, carrefour immédiatement au nord de
la voie ferrée, chemin de terre passant à l'est de la ferme
Baissar-Labaisse et de la cote 145, Betheuil, Taillefontaine, Vivières,
PI , carrefour au nord de la voie ferrée et de la ferme Brassoir. Heure
de passage au PI. 2e
bataillon à 20h25 ; 1er bataillon à 20h30 ; 3e bataillon à 20h35. 18
juillet 1918 Par
suite de l'encombrement des routes, les bataillons n’arrivent que vers
4 heures au bivouac fixé (sud-est de Vivières). En
exécution de l'ordre secret pour le jour J de l'ID, le 11e tirailleurs
formant l'avant garde de la division doit se porter à le
Jardin-Chalosse à l'heure H+3. 9h40
Extrait d'une note de service de l’ID 58 Une
attaque menée par les Armée Degoutte et Mangin se déclenche de l’Aisne
à la Marne3. En avant de nous, la division marocaine encadrée par deux
divisions américaine. Nous marchons derrière la division marocaine. L’attaque
est exclusivement menée par des divisions kakis et américaines. Direction
générale de l’attaque Fère en Tardenois. On
ne prévoit pas notre déplacement au plus tôt avant 13h30. 19h30 L'ID
envoie la note suivante au colonel: Le
colonel Charles-Roux se portera au reçu de l'ordre, à la lisière est
de la forêt de Betz, exactement sur la parallèle du Jardin. Mission Pouvoir
déboucher facilement pour être utilisé dans la direction
Chaudun-Vierzy. Ne pas employer les routes. Rendre compte de la mise en
place et de l'heure à laquelle le mouvement sera terminé.
19
juillet 1918 13
heures Le
régiment reçoit l'ordre de se porter dans le ravin de Vauxcastille. Mission
: Soutenir au besoin la 2e DI US qui vient de perdre du terrain entre
Tigny et Charentigny et assurer la liaison avec la division marocaine
qui a perdu l'Échelle. 14h30 Exécution
du mouvement Entre
la ferme Vertefeuille et la ferme Beaurepaire, le régiment qui avance
en formation articulée est pris a partie par des avions boches qui
mitraille : 1 blessé. En
fin de mouvement, le régiment occupe les emplacements suivants : 1er
et 2e bataillons sur les pentes du ravin de Vauxcastille, 3e
bataillon sur les pentes ouest de ce ravin. PC
du colonel à l’Est de la ferme de Beaurepere 18
heures Ordre
est donné au 11e tirailleurs de relever dans la soirée, le 6e
régiment de marine de la 2e DI US Par
la suite du manque de renseignements sur la situation de nos troupes et
celles des allemands, les bataillons du régiment éprouvent les plus
grandes difficultés à relever le 6e régiment de marine de la 2e DI
US. Ils avancent en formation d’approche et ne s'arrêtent qu'au
contact de l'ennemi. En
fin de relève, la position était tenue comme suit: Bataillon
de gauche 1er
bataillon, capitaine Saunier, en liaison avec le 6e tirailleurs tient du
sud de la Baperie (150 mètres) à un point situé sur la route
Parcy-Tigny à 150 metre au nord de Parcy-Tigny. Bataillon
de droite 2
bataillons, commandant de Coatgoureden , en ce même point à l'est de
Parcy-Tigny, en liaison à droite avec le 4e mixte. 3e
bataillon : Commandant de Lachaux. En réserve au chemin de terre à
l'est de la dépression cimetière de Vierzy, cote 132. L'ennemi
occupe les abords immédiats de la Baperie, le chemin Baperie-Tugny et
la croupe ouest d'Hartennes. PC
du colonel à Vierzy. Dans
le courant de la nuit du 19 au 20 juillet, Vierzy est soumis. à un
violent bombardement par obus spéciaux de gros calibre. 20
juillet 1918 4h30 Par
une note du colonel, commandant l'ID, le régiment est avisé que la
division reprend le combat ; objectif : route de
Château-Thierry-Soissons, entrela lisiere d’Hartennes et Taux à
droite, et la route Baperie-Toul à gauche. Le
2e bataillon portera une compagnie sur les lisières ouest du village,
prolongée à droite par les 2 autres compagnies qui chercheront à
déborder Tigny par le sud, en liaison sur la route Tigny-Parcy avec le
4e mixte (38e DI). Les
compagnies brillamment enlevées atteignent d'un bond les lisières du
village, mais y sont prises à partie par un feu très nourri de
mitrailleuses qui les oblige à se terrer, et leur fait éprouver des
pertes très sévères. Le
colonel comandant l'ID donne alors l'ordre de faire replier les
compagnies à 300 mètres des lisières du village de façon à
permettre de l'écraser sous un tir d'artillerie lourde. A
6h30, le lieutenant-colonel Charles-Roux donne l’ordre au 2e bataillon
de se porter à l'attaque du village à 7h30. La 7e compagnie masquera
le village, les 5e et 6e le déborderont, le 4e mixte prévenu doit
appuyer le mouvement. A
7h30, dès leur sortie, les Compagnies du 2e bataillon prises sous un
feu violent de mitrailleuses et sous un fort barrage d'artillerie ne
peuvent progresser. Elles s’enterrent un peu en avant de la ligne de
départ. A
10h30, convocation du chef de corps à l'ID. Le
colonel, commandant l'ID lui apprend qu'une sérieuse préparation
d'artillerie sera exécutée de 13h30 à 14h30 sur Tigny. A cette heure,
nouvelle attaque du village par 11e TI; le 6e tirailleurs à gauche
s'efforcera d'atteindre la route Soisson-Châtean-Thierry. L'ordre
suivant est donné au commandant du 2e bataillon Le
2e bataillon attaquera le village de Tigny à 14h30. Commandant
de l'attaque : commandant de Coatgoureden qui disposera d'une compagnie
du 3e bataillon. Le
mouvement se fera, la droite en avant, les 2 compagnies de droite
s'efforçant de déborder le village par le sud, tandis que la compagnie
de gauche masquera la lisière Ouest. La
compagnie de réserve fournie par le 3e bataillon marchera derrière la
compagnie de gauche et sera chargée du nettoyage du village, tandis que
les compagnie du 2e bataillon auront à le traverse le plus rapidement
possible pour s'établir sur les lisières est et pousser jusqu'à la
route de Soissons. Le
1er bataillon assurera la liaison entre le 2e bataillon et le 6e
tirailleurs et se conformera au mouvement de ce régiment. Le 4e mixte
est prévenu de notre attaque et si nous progressons, avancera en
liaison avec notre droite en direction du bois de Revigny. 11h45 Compte
rendu du commandant Coatgoureden Le
mouvement de repli sous les obus et mitrailleuses qui sont nombreuses
est très difficile. Les compagnies ont certainement beaucoup de mal à
le faire. Je viens de le leurs prescrire pour la 3e fois. 14h00 Le
lieutenant-colonel transporte son PC en ligne sur le chemin creux de la
cote 132, de façon à suivre la progression d'attaque. 14h30 En
s'élançant à l'assaut du village, les compagnies du 2e
bataillon sont prises sous le feu du barrage d’artillerie ennemi et
des mitrailleuses qui font rage. Le
comandant de Coatgoureden est tué, la plupart des officiers sont mis
hors de combat. La
compagnie de gauche arrêtée par le feu des mitrailleuses de la cote
160 et des bois à l'ouest de la route de Soissons doit se serrer à 100
mètres des Lisières du village. Les
deux compagnies de droite pénètrent dans Tigny, où elles ne peuvent
se maintenir par suite de l’intensité du feu ennemi. Elles se
replient sur leur ligne de départ. 16h00 Le
capitaine Boulogne, commandant le bataillon envoie le compte rendu
suivant Suis
arrivé avec 5 tirailleurs à environ 400 mètres au sud de Tigny,
impossible de progresser. Demande renfort pour pouvoir tourner le
village, beaucoup d'éléments de la 5e compagnie doivent être mis hors
de combat. 16h30 Le
capitaine Boulogne et le Sous-lieutenant Moreau, seuls officiers
présents, reforment le bataillon en deux groupes qui s'organisent face
au village, à cheval sur la route Tigny, carrefour des Baraques. La
11e compagnie du 3e bataillon et La CM3, sont envoyées en renfort
derrière des restes du 2e bataillon pour étayer la ligne très mince
en ce point. 18heures Le
lieutenant-Colonel Charles-Roux reçoit l'ordre suivant de l'ID58 1 les chars d'assaut du groupement Chanoine sont remis à la disposition
de l'AS. 2 L'attaque prévue pour le soir n' aura pas lieu en raison de
l'impossibilité d'aveugler les observatoire ennemis, faute d’obus
fumigènes. 3 Se maintenir solidement sur les positions acquises à cette heure,
tenir le contact avec le Boche, en liaison avec les DI voisines. 4
l'attaque sera reprise demain matin au point du jour dans les conditions
qui seront indiquées ultérieurement. 19h00 l’ordre
d’attaque est donné. Ordre
de relève et préparatoire d’opération Le
secteur tenu par le régiment est modifié de la façon suivante Limite
sud Route
de tigny au grand carrefour des Baraques; lisière sud de Tigny, est de
Droisy. Limite
nord Une
ligne parallèle à la précédente passant par la lisière sud du petit
bois au nord de Tigny qui ne nous appartient plus. Dans
ce secteur, le régiment aura ses trois bataillons en profondeur. 3e
bataillon en première ligne, face à Tigny sur les emplacement
actuellement occupés. 1er
bataillon en deuxième ligne dans le chemin creux précédemment tenu
par le 3e bataillon. 2e
bataillon en troisième ligne, à environ 600 mètres derrière le 2e à
contre-pente du sud du Talweg cimetière, cote 138. Le
secteur de droite sera tenu par un régiment que je ne connais pas
encore et qui relève le 4e mixte. La
relève devra être terminée autant que possible vers minuit. Le
ravitaillement sera fait cette nuit aussitôt après la relève, et les
voitures poussées jusqu'à l'ancien PC. du commandant de Lachaux. Les
munitions seront transportées par les pionniers et bombardiers. Le
2e bataillon se reconstituera sous les ordres de l’officier le plus
ancien. Au
petit jour, une attaque générale sera déclenchée sur tout le front
des armées Mangin et Degouttes. Cette attaque sera menée sur la nouvelle ligne de repos des Boches au
delà de La Marne, en direction de l'Aisne et le désir du commandant
est de profiter de cette occasion pour arracher
un succès décisif. Les
tanks participeront sur une vaste échelle à l'attaque. En raison de l’état
exceptionnel de fatigue du régiment et des pertes qu'il vient
d'éprouver aujourd'hui, le commandant le fait appuyer par un groupement
de 4 tanks modèle «Schneider» et un groupement de petits tanks
modèle Renault. Votre mission sera donc très simplifiée de ce fait. La
manœuvre est d’une exécution très simple, l’axe de marche étant
une ligne parallèle à la route Tigny-carrefour des baraques, passant
par le centre de Tigny. A
droite, constituer un détachement mixte avec le régiment nouveau: ½
section de chaque régiment
21
juillet 1918 0h30 L'ordre
d'attaque n’arrivant pas, le lieutenant colonel Charles-Roux adresse
aux trois bataillons, l'ordre préparatoire suivant, établi d'après
les indications verbales du colonel commandant l'ID58. Heure
H : 4h45 Mission du régiment : nettoyer Tigny et la foret d’Hartennes que les
voisins débordent. Cette mission sera facilitée par 30 chars d’assaut
(15 Schneider, 15 Renault), mis a notre disposition. Axe
de marche: centre du village de Tigny, station de Droisy. Donner
l'azimut à tous les chefs de section. Limites
de la zone d'attaque Celles
données dans l'ordre de relève précédent. Voisin
de droite, le régiment qui a relevé le 4e mixte. Voisin
de gauche, le 412e RI. Liaisons
avec les voisins par détachements mixte constitués par une section du
bataillon de deuxième ligne de chaque régiment, s'entendre avec le
voisin dès réception de cet ordre. Tanks: Partiront en 3 vagues, la première, celle qui doit déborder le village
avec le bataillon de première ligne, est constituée par les Schneider,
Elle franchira le chemin creux de la cote 132 à 3h45, de façon à
atteindre les premières vagues avant l'heure H. La 2e vague marchera à
600 mètres derrière la première ; la 3e vague ne sera employée que
sur l'ordre du colonel et constituera une réserve. PC
de départ du colonel L'arbre
en boule du chemin creux, puis la lisière est de Tigny. Le PC du chef
de corps se déplace sur l'axe de marche des bataillons. Formation
et liaison comme d'habitude, en raison de l'étendue du front, mettre
trois sections en ligne dans les compagnies d'assaut. Idée
de manoeuvre: Le
régiment a surtout une mission de nettoyage; le village et les bois
tomberont du fait de leur débordement par les régiments de droite et d
gauche. Les tanks Schneider aborderont
les 2 lisières de Tigny et les bombarderont. Les
1eres vagues d’assaut suivent ces tanks au cas où ils seraient en
retard , partis à H et collés au barrage; les tanks rattraperont. Emplacement
de départ: les
2e et 3e bataillons seront en place dès la
relève terminée. Le
1er bataillon, après s’être formé dans le chemin creux
et s’y être ravitaillé, prendra son emplacement de départ à 500
mètres en avant de ce chemin, sur lequel le barrage boche risque de se
déclencher au moment du franchissement par les tanks. Tenue:
les sacs sont laissés aux emplacements de départ, gardés par deux
hommes fatigués par compagnie. 1h30 L'ordre
d'attaque parvient au lieutenant-colonel. Il ne fait que compléter
l'ordre préparatoire. Il est renvoyé de suite en ligne sans autres
commentaires, et fixe seulement au 1er bataillon la mission d'occuper et
d'organiser les lisières Est du bois d'Hartennes. 3
heures. Arrivée
du colonel au PC de départ. Rencontre avec les commandants des groupes
de tanks qui rendent compte que les Renault seront là à l'heure, mais
qu'il ne faut pas compter sur les Schneider qui sont en retard. Ordre
du colonel : Les Renault franchissent le chemin creux Baraque-cote 132. 4h45. L'attaque
part très bien. Le barrage ennemi ne se déclenche que vers 4h55. Il
est faible sur la ligne de crête, assez nourri dans le creux qui
précède le village. 4h55. Arrivée
du lieutenant-colonel, officier de liaison auprès du colonel commandant
l'ID58, qui apporte la note suivante au colonel Charles-Roux «Je
vais envoyer un papier annoncé par le généraI de division portant
décalage à notre droite, où l'opération ne commencera qu'à 10
heures. Au fur et à mesure de l'avance, mettre du monde sur la droite
pour établir la liaison». 5
heures Ordre
est donné au 1er
bataillon, qui est en deuxième ligne, de détacher une compagnie et une
section de mitrailleuses en flanc-garde de droite. Cette compagnie doit
former un échelon à 200 mètres en arrière de la compagnie de droite
du bataillon d'attaque dont elle protègera le mouvement. Arrivée
des tanks Schneider. Ordre est donné au commandant du groupement par le
colonel, de les diriger sur le village d'Hartennes et. Les lisières
sud de la forêt. Demande
est faite à l'ID 58 de faire faire un engagement sur la forêt
d'Hartennes. 5
h. 55. Un
coureur annonce la mort du Capitaine Saunier, commandant le 1er
bataillon et la blessure du capitaine Teyssier qui le remplace. 6
heures. Capitaine
Teyssier passe au PC du colonel et rend compte des faits suivants 1 La première vague est sortie à l'heure H, sans les tanks qui n'ont pu
les rejoindre à temps. Elle a beaucoup souffert des mitrailleuses
situées dans le
prolongement de la cote 160, sur les mamelons qui bordent la route de
Soissons. Les élément; restant du 3e bataillon (capitaine Boché) et une partie
du peloton du canon de 37 (Ss-Lt Gauthier) pénètrent dans Tigny dont
toutes les rues sont prise d'enfilade par des mitrailleuses. Ce groupe
se porte vers la cote 160, au nord de Tigny. 7
heures. Deux
blessures successives l'obligent à remettre le commandement du
bataillon au capitaine Roche (note du commandant Lachaux). Progression
lente ; beaucoup de pertes. Contre-attaque boche déclenchée sur notre
gauche, en direction de la Raperie. Repli d'éléments du 412e et du 6e
TA. Le
groupe tenant la côte 160 se voit contraint de se replier au coude de
la route Tigny-Raperie, à l'ouest de la côte 160. 7
h. 30. Compte
rendu du capitaine Roche. Cet officier a pris le commandement des
éléments restant des 1er et 3e bataillons. 7
h. 45. Le
bataillon de réserve du 412e RI contre-attaque en direction de la cote
160. Un fort barrage boche l'arrête d'abord, mais il arrive pourtant à
aborder la cote 160. 9
h. 45. Le
colonel Charles-Roux rassemble les élément du 2e bataillon, la CHR,
quelques isolés des 1er et 3e bataillons, pour attaquer une nouvelle
fois le village, où un groupe de tirailleurs est dans une situation
précaire. Constitution de trois petits groupes, commandés, par les
capitaines Pierson, Giacomini, Boulogne, le tout sous le commandement du
colonel. Ces groupes traversent un violent tir de barrage, atteignent le
chemin de Parcy-Tigny, cote 132; pris sous un violent feu de
mitrailleuses, ils ne peuvent progresser. En raison des grosses pertes
subies par le régiment, en hommes et en officiers, tout mouvement
offensif devient impossible. Ordre est donné au capitaine Roche de se replier sur le chemin de terre
actuellement occupé par le colonel, sa situation le long de la route
Tigny-La Raperie étant des plus critiques. Soirée
du 21. Regroupement
des unités par ordre du colonel. 22
juillet. La
matinée est employée à remettre de l'ordre dans les unités et à
travailler à l'amélioration des tranchées. Les restes des 2e et 3e
bataillons sont constitués en deux groupes, sous les ordres des
capitaines Boulogne et Roche. Chacun de ces groupes comprend trois
sections d'infanterie et une section de mitrailleuses pour le groupe
Boulogne; deux sections de mitrailleuses pour le groupe Roche. Les
éléments du 1er bataillon et de la CHR seront reformés sur la croupe
à l'est du chemin creux de Charantigny à la ferme Montrenboeuf, où
ils organisent une solide position de repli. Le PC du lieutenent-colonel
est sur le chemin creux, à l’arbre isolé. 16
heures. Réunion
des chefs de corps au du Colonel commanddant l'ID 58, qui leurs donne
ses instructions relatives à l'attaque du lendemain et dicte l'ordre
préparatoire suivant : L'armée
attaquera demain, 23, à l'heure H. L'infanterie sera disposée: à
gauche; le 6e TA. au
centre. le 412e RI, ayant deux bataillons accolés; à
droite, le 11e TA, formant un bataillon réduit. La
préparation d'artillerie sera de trois heures, vitesse de marche : 100
mètres en 3 minutes. Objectif
intermédiaire: route nationale de Soissons. Objectif
final: lisière Est du bois d'Hartennes et 200 mètres avant d'arriver
à la lisière est du bois de Coucrois. 3 sections de chars d'assaut
seront à la disposition de chaque bataillon. Le 6e tirailleurs et le
412e RI se mettront en marche à l'heure H, en suivant le barrage
roulant. Le
6e tirailleurs contournera
Villemontoire, qui sera
neutralisé par un tir constant d'artillerie. Il en passera à 400
mètres au sud, en le masquant par ses éléments de deuxième ligne. Le
11e tirailleurs partira lorsqu'il aura constaté le repli de l'ennemi
par patrouilles ou toutes autres manières. Il suivra, s'il y a lieu, le
mouvement, en se repliant au 412e RI et à la division anglaise ayant
relevé la 38e dans le courant de la nuit du 22 au 23, en passant soit
au sud, soit au nord du bois de Tigny. Arrivé à la route nationale, il
suivra, s'il y a lieu, la droite au 412 RI en longeant la lisière du
bois d'Hartennes qui est son objectif définitif. Liaison à gauche avec
la 87e DI par le 6e tirailleurs, à droite avec la division anglaise par
le 11e tirailleurs. 22h30. L'ordre
d'opérations de la 58e DI parvient au Colonel qui le transmet aux
bataillons, en y joignant l'ordre suivant En
exécution de l'ordre de la 58e DI, le 11e TA attaquera demain, à 5
heures. La
mission du régiment est 1
De masquer le village de Tigny en gardant la liaison a droite avec le
régiment anglais, à gauche avec le 412e. 2
Dès que le 412e aura atteint la route de Soissons, progresser, la
gauche en avant, et contourner le village par le nord. En
conséquence, dès reçu présent ordre Boulogne poussera sa section de
gauche vers la cote 160, de façon à coller à l'élément du 412e en
arrière et en échelon. Les deux autres sections du groupe Boulogne
règleront leur mouvement sur celui de la section de gauche. Chaque
section aura une mitrailleuse. Le
groupe Roche suivra le mouvement du groupe Boulogne, sa section de
droite avec une mitrailleuse assurera la liaison avec les Anglais. Le
groupe Rousseau (reste du 1er bataillon) sera en réserve et ne se
portera en avant que sur l'ordre du colonel. La
CM1 restera également en réserve sur ses emplacement actuels, prête
à intervenir en cas de contre-attaque. PC
de départ du colonel: l'arbre isolé sur le chemin creux à l'Est de
Vîerzy, puis la cote 160. Les chars d'assaut (6 Saint-Chamond) déboucheront vers 5 heures au sud de la route Tigny carrefour des Barraques. Ils attaqueront à l'heure H les mitrailleuses qui se révèleront sur les lisières nord et sud du village. |
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