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Le Régiment mixte de Zouaves et de Tirailleurs a été constitué le 22 juin 1915 à Rexpoed, sous le commandement du Lieutenant-colonel LEVEQUE par la réunion de deux Bataillons du 8e Tirailleurs (1er et 6e bataillons) qui formaient un régiment de marche de Tirailleurs à la 4e brigade du Maroc (7e CA) et d'un Bataillon du 4e Zouaves (le 6e) provenant du régiment de marche de Zouaves de la 45e DI appelé 7e régiment de marche de Zouaves. 152e DI 4e brigade du Maroc Composé des:
Les bataillons de Tirailleurs proviennent du 8e régiment de marche Tirailleurs (qui a renvoyé le 2e Bataillon du 4e Tirailleurs au Maroc), le 6e Bataillon du 4e Zouaves provient du 7e régiment de Zouaves de la 45e DI qui devient le 3e Régiment mixte Zouaves et Tirailleurs.
Le 24 décembre 1915, la brigade passe à la 38e DI. Le régiment y restera jusque la fin de la guerre. le 18 avril 1918, le 6e bataillon du 4e Zouaves est dissous, il est remplacé par le 7e Bataillon du 8e Tirailleurs (formé au moyen de cadres Zouaves restant et de contingents indigènes des 12e et 13e bataillons d'instruction du 4e Tirailleurs de Sousse). Le régiment conserve son nom, il est alors composé des :
commandés par les Cdts Meffrey, Pineau et Dhomme. Après la guerre, le régiment devient le 16e Régiment de Tirailleurs Tunisiens.
Drapeau du régiment
1914 Issu de 2 bataillon du 8e, il attaque du côté de Lassigny, vers Candor en septembre 1914, se heurte à l’ennemi à 800 mètres de Canny près du Petit Bois qui devait devenir le fameux « Bois Triangulaire», Il enlève la ferme de la Taulette et la tient jusqu'au 2 octobre, puis est transporté en Belgique, à Poperinghe, Pilken.
1915 A Rexpoede, est définitivement formé le 4e mixte, sous les ordres du lieutenant-colonel Levèque.
1916 En
Janvier 1916, il passe sous les ordres du lieutenant-colonel Vernois. Il fournit trois efforts à Verdun, le premier dans le secteur d'Esne entre la cote 304 et le bois d'Avocourt en juin juillet. Le 24 octobre 1916. le 4e mixte est en position près de l'emplacement bouleversé, méconnaissable, du village de Fleury. A 11h 40, il part à l'assaut, l'ennemi résiste avec acharnement, mais tout doit céder devant l'impétuosité des zouaves et tirailleurs. Thiaumont est repris; le régiment descend la pente qui le conduit aux ruines du village de Douaumont ; il s'empare du village et vient établir sa première ligne sur la crête qui domine le ravin du Helly. Le
15 décembre 1916 le 4e mixte se retrouve sur ces mêmes position. Il lui
faut conquérir deux kilomètres d'un terrain détrempé, semé de trous d’obus,
atteindre Louvemont et le ravin de la Platelle. A 10 heures le régiment
bondi hors de ses tranchées pour échapper aux tirs de barrage ennemi; il
dépasse la première ligne,
s'empare successivement des deux suivantes malgré une résistance
opiniâtre. Le ravin du Prêtre l'arrête un moment. Le 4e mixte y fait
200 prisonniers, il atteint ses objectifs, puis les dépasse, occupe l’ouvrage
Bernhardi et la cote 347. Une reconnaissance pousse plus loin, détruit
une batterie ennemie et emmène ses servants prisonniers.
1917 En 1917, il est engagé à la ferme d’Hurtebise et au monument de 1814, puis au plateau de Marraines, aux tranchées de la Lusace, ravin de Chavignon-Biermont. Le 23 octobre 1917, le 4e mixte doit s'emparer des organisations ennemies sur le plateau à l'Ouest du fort de la Malmaison, puis du Bois de la Garenne et de la moitié Est du village de Chavignon. L'artillerie allemande, avant l'attaque, contrebat efficacement nos tranchées. Les pertes subies exaspèrent nos hommes. A 5h15, ils se ruent à l'attaque et enlèvent d'un seul élan toutes les tranchées du Plateau. C'est pourtant la Garde Prussienne que le 4e mixte a devant lui, et elle s'efforce de conserver sa réputation. Mais que faire contre nos Africains ? Le 4e mixte progresse dans le Bois de la Garenne, il s'engouffre dans le ravin de Chavignon L’une après l’autre, les mitrailleuses ennemies, dissimulées dans les trous d obus sont encerclées et prises. Le 4e mixte aborde le village de Chavignon de front et en même temps le déborde par l’Est. Le village est cerné. La Garde Prussienne s’y défend énergiquement à la grenade, à l'aide de lance-flammes. Les Français avancent quand même. Perdant du terrain, leur retraite coupée, les défenseurs se démoralisent et capitulent. Le 4e mixte a fait à lui seul beaucoup plus de prisonniers qu’il n’a subi de pertes. Et ce sont des prisonniers de la Garde. Pour la première fois, depuis le début de la campagne, le 4e mixte va être récompensé par une longue période de repos derrière le front de Champagne.L'instruction est activement poussée. Les Cadres s'entraînent à la mission défensive dont les événements annoncent de toute part l'importance, et les travaux ne cessent pas.
1918 Vient
la grande offensive allemande; zouaves et tirailleurs sont prêts à
courir au-devant d'elle. Le 21 mars, elle éclate à la jonction des
armées françaises et anglaises. Le
26, le régiment est enlevé en camions. Le
27, il débarque dans l’Oise. Le
28 au petit jour, il est en ligne devant Roye sur Matz et Conchy les Pots. Après
quelques escarmouches, le 6e bataillon, vigoureusement attaqué
défend avec acharnement la station de Roye sur Matz. Le lendemain, le
régiment déclenche une contre-attaque sur tout son front; celle ci se
heurte à la poussé allemande; Celle-ci se heurte à la poussée
allemande qui faiblit sous son impétuosité. Durant tout le jour, nous
conservons l’avantage et les vagues ennemies sont contenues aux
lisières de Conchy. Le
30 mars, l'ennemi veut frapper un coup décisif. Sur tout le front de
bataille, à 7 heures du matin, la préparation d’artillerie se
déclenche avec la plus grande violence. Aux coté du 4e mixte, d’autres
unités accablées par le nombre se replie en combattant sur Orvillers. Le
régiment reste inébranlable sur ses positions. Zouaves et Tirailleurs,
secondés par des sections d’automitrailleuses, remplissent leur mission
de défense obstinée. Le Colonel Vernois, commandant le régiment et le
Lt-Cl Renn, son adjoint, sont blessés. Les pertes sont lourdes. Mais le
4e tiendra encore 5 jours. Et,
presque sans repos il est ramené au feu. Après l’offensive du 27 mai,
engagé dans le secteur de Carlepont, il défend avec ténacité le
raccord Ouest de la grande poche creusée dans nos lignes, mais qui,
grâce à lui et à ses héroïques frères d'armes de la 38e division, ne
s'agrandira plus. Le
18 juillet, transporté dans la forêt de Villers-Cotterets, il prend part
à la contre-attaque Mangin qui forcera la Victoire. Parti à l’assaut
avec un entrain merveilleux, brisant toutes les résistances, refoulant l’ennemi
sur une profondeur de 7 kilomètres, il fait 900 prisonniers, prend 26
canons, 150 mitrailleuses. Un
mois plus tard, le 18 août, ramené dans le secteur de Carlepont, le 4e
mixte, dans une attaque de trois jours, montre que les pertes glorieuses
de juillet n’ont en rien diminué sa fougue incomparable. Malgré les
rafales de mitrailleuses innombrables, il enlève de haute lutte les
organisations allemandes au Nord de Tracy-le-Mont, contraint l'adversaire
à une retraite précipitée, le poursuit sans arrêt, arrive aux bords de
l’Oise sur ses talons et se rend maître de la rivière. La
fourragère rouge et verte des vainqueurs de la Malmaison a pris les
couleurs de la médaille militaire après les combats de mars. Au grand
soleil de la victoire, après le 18juillet et le 18 août, elle a pris,
dans le sang des plus braves, le rouge ardent de la Légion d’honneur. Et dans l'Alsace reconquise, aux acclamations de tout un peuple, elle a brillé aux premiers rangs, le 25 novembre, le 9 décembre. Conquise
dans les durs combats, elle devait être à l’honneur!
Son
drapeau reçoit la Légion d’honneur le 13 juillet 1919 à Paris.
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Citations du régiment Ordre du 13 novembre 1916. Le
24 octobre 1916, sous l’énergique commandement du lieutenant-colonel
Vernois, a enlevé d'un élan admirable, les premières tranchées
allemandes, puis, successivement, l'ouvrage a la ferme de Thiaumont; a
inscrit une page glorieuse à son histoire en s'emparant dans un
irrésistible assaut du village de Douaumont. ordre
du 5 janvier 1917. Le
15 décembre 1916, sous l'habile et énergique commandement du
lieutenant-colonel Vernois, a, dans un magnifique élan enfoncé les
lignes allemandes sur une profondeur de 2 kilomètres, s'emparant malgré une vive
résistance de l’ennemi de trois organisations successives fortement
retranchées, capturant 1038 prisonniers dont 27 officiers et prenant ou
détruisant 5 canons de 77, 10 canons de tranchée et un nombreux
matériel de guerre. Ordre
du 13 novembre 1917. Sons
l’énergique commandement du lieutenant-colonel Vernois, a attaqué le
23 octobre 1917 des positions ennemies puissamment organisées et sur
lesquelles la Garde prussienne avait l’ordre de tenir à tout prix. A
enlevé d'un splendide élan plusieurs lignes de tranchées solidement
défendues, puis. manoeuvrant avec vigueur vers un deuxième objectif et
brisant la résistance opiniâtre de l'adversaire, s’est emparé, après
plusieurs combats corps à corps, de la moitié Est du village de
Chavignon, réalisant ainsi une avance de plus de 3 km. A fait, au cours
de sa progression, 900 prisonniers dont 18 officiers des régiments de la
Garde prussienne, a capturé 10 canons, 12 minenwerfers, 26 mitrailleuses
et une grande quantité d'armes, de munitions et du matériel. Ordre du 24 août 1918. Les 28 et 29 mars 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel
Vernois, a défendu avec la plus grande énergie les positions confiées
à sa garde repoussant victorieusement et après de violents corps à
corps toutes les tentatives faites par un ennemi agressif pour déboucher
de ses positions et s'emparer de la station de Roye-sur-Matz, gagnant
même du terrain au Nord de ce village, interdisant à ce même ennemi les
30 et 31 mars, d'étendre son attaque vers l’Est, lui infligeant des
pertes sanglantes et facilitant par l’énergie de sa défense et la
vigueur de ses contre-attaques locales, le retour offensif d'un corps
voisin. Ordre du 22 septembre 1919. Régiment d'élite qui a montré une fois de plus qu'on pouvait
entièrement compter sur lui. Le 18 juillet 1918, énergiquement commandé
par le chef de bataillon Dhomme, renforcé par les bataillon Doranque du 8
tirailleurs, est parti à l'assaut avec un entrain merveilleux, brisant
toutes les résistances, refoulant l’ennemi sur une profondeur de 7
kilomètres, lui faisant subir des pertes cruelles, et capturant 950
prisonniers, 26 canons, 150 mitrailleuses et un nombreux matériel. Décision du. GQG du 30 septembre 1918. |
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Cote SHAT Historique : A2G2121 26N855
Voir aussi : 26N840-7 : JMO du 6e Bton du 4e Zouaves du 7/9/1914 au 31/12/1916 contenu dans le carton du 4e Zouaves |
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