9e Régiment de Marche de Zouaves |
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Les trois bataillons qui constitueront le 9e zouaves débarquent à Cette, au commencement de septembre 1914, à la veille de la Victoire de la Marne. Ils forment aussitôt un régiment de marche qui se constitue dans la région de Bordeaux, à Caudéran, en septembre 1914 avec trois bataillons de zouaves venus du Maroc. Il est composé d'environ 60 officiers, 157 Sous-officiers et 2400 hommes Il est appelé Régiment de marche de la 3e brigade du Maroc (Cl Cherier), à la 6e Armée, 13e CA. Le régiment est commandé par le le Lieutenant Niessel puis par le Cdt Cazenove (Chef de Bataillon du 1er Bton du 4e Zouaves) :
A partir du 17 septembre 1914, la brigade est détachée à la 37e DI. Le régiment devient ensuite le 9e Régiment de marche de Zouaves Le 14 avril 1915, la brigade est passée à la 153e DI et y reste jusque la fin de la guerre.
Le drapeau du 9e Zouaves |
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Les chefs de corps Lt-Cl Niessel Cdt Cazenove Lt-Cl Mingasson (+25/9/1915) Cl Couranjou Lt-Cl Joulia (+28/2/1916) Lt-Cl Fouchard Lt-Cl Gross De Marsay Cl Rozet |
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1914 Rassemblé le 15/9 à Clermont (Oise) Dès le 16 septembre, le régiment prend le contact avec l'ennemi et débute brillamment dans la gloire en s'emparant de Carlepont qu'il a pour mission d’enlever mais subira de lourdes pertes : 160 tués dont 7 officiers, 360 blessés dont 12 officiers. Bientôt le front se stabilise et la guerre de tranchées commence; le nouveau régiment s'installe sur le front Bailly-Quennevières; le 1er novembre il élargit ses positions en prenant de haute lutte la ferme de Quennevières et passe tout l'hiver à organiser solidement le secteur. Le régiment restera au front dans ce secteur du 20 septembre au 17 avril 1915.
1915
Il
est relevé de cette région au printemps 1915 pour se rendre dans les
Flandres (Westweteren) avec la 153e division à laquelle il va désormais
appartenir. C'est alors que se déclenche l'offensive allemande du 18 avril dite la Bataille des Gaz . Le régiment est aussitôt engagé dans le combat. Il s'agit de tenir coûte que coûte et de maintenir l'intégrité du front. Les zouaves font preuve d'une persévérance et d'un entrain héroïques. Passant à la contre-attaque ils enlèvent, avec une énergie farouche et par une lutte pied à pied qui dure plus de 16 jours, les points d'appui fortifiés que l'ennemi a réussi à installer à l'Ouest du canal de l'Yser, et le rejettent définitivement sur la rive orientale en lui infligeant des pertes sévères. Il mène des opérations en Belgique, à l'écluse de Hetsas le 26 avril, dont il devait conquérir la tête de pont. Il obtient là sa première citation. Le 3e bataillon du 1er zouaves Bastien attaqua à la baïonnette, son chef fut tué, avec trois de ses capitaines. Mal préparée, l'attaque sera un échec mais fut reprise le 27 avril et réussit. Le 30, un autre bataillon attaquait au nord de l’écluse. Le 1er juin, le 9e zouave est relevé Le 24 août, près de Saint-Nicolas-de-Port, au cours d'une revue passée par le président de la République et par le roi des Belges, le 9e zouaves reçut son drapeau. En septembre, il participait à l'offensive de Champagne, vers Maison-de-Champagne, cote 185, avec pour objectif Ripont et la Dormoise. Le
25 septembre 1915, les armées françaises prenant l'offensive sur les
fronts d'Artois et de Champagne, le 9e zouaves attaque devant
Maisons-de-Champagne et livre, le 26 et les jours suivants, des combats
locaux très meurtriers (cote 185, objectif Ripont et La Dormoise). Après
trois jours d'un repos bien gagné, il se porte de nouveau, le 6 octobre
au matin, à l'assaut de l'ouvrage de la Défaite et réussit, au prix
d'efforts inouïs, à l'occuper un moment en entier. Les
vagues d'assaut subirent de lourdes pertes et se replièrent. Le front, hélas! ne peut être rompu et la victoire de Champagne, quoique glorieuse, ne produit pas le résultat escompté: la percée. Le 6 octobre, le 9e lance une lance une attaque sur l'ouvrage de la Défaite et enlève les lignes ennemies. Il sera alors l'objet de nombreuses contre-attaques et le régiment perdra un tiers de l'effectif, dont 350 prisonniers.
1916
Les
Allemands, confiants dans leur force et dans leur nombre, vont avec une
armée innombrable, véritable mitraille humaine , tenter de réaliser à leur
profit la rupture du front français; et c'est l'offensive du 21 février
1916 à Verdun. Le 9e zouaves est immédiatement appelé au point menacé dans les secteurs de la côte du Poivre, au bois de la Caillette, devant le fort de Douaumont et tiendra le secteur pendant 11 jours sans relève et sans jamais reculer (1er et 3e bataillon) tandis que le 2e bataillon se couvre de gloire au Bois du Chaufour. e 9e zouaves subit sans perdre un pouce de terrain les assauts les plus furieux et repousse toutes les offensives par des contre-attaques irrésistibles. Cette ténacité, cette endurance, cet entrain que rien n'abat, valent aux régiments de la 153e division une citation à l'ordre de l'armée. C'est pour le 9e zouaves sa seconde citation. Le 10 juillet, il est dans la Somme à l'est de Maricourt. Le 12 août, il prend la partie sud du village de Maurepas et le 18
août, la partie nord. Le 12 novembre, le régiment est envoyé dans le secteur de Saillisel et
subit le 15 une massive attaque ennemie, perd la tranchée de Reuss. Ses
pertes sont importantes : 24 officiers tués, blessés ou disparus, 110
zouaves tués, 290 blessés, 676 disparus...
1917
A l'attaque du 16 avril1917, le 9e zouaves est au Chemin des Dames. D'abord réserve de division, le régiment est bientôt engagé à Vendresse et au Ravin du Paradis pour couvrir la division sur sa gauche. Il tient le Chemin des Dames à l'Arbre de Cerny et repousse tous les assauts de l'ennemi jusqu'au 6 juin ; il perdra 150 hommes tués et 550 blessés.
1918
En début d'année et jusque mars, le régiment est à Verdun et tient des secteurs au Bois-le-Chaume et les Chambrettes, secteur des plus délicats à tenir, car en même temps il faut lutter contre le mauvais temps et faire bonne garde autour de la cote 153. Pendant cette dure période du 21 au 25 mars, les bataillons s'emploient sans relâche à reconstruire chaque nuit les tranchées et boyaux comblés par le bombardement ou la pluie; chaque jour, ils doivent repousser les coups de main qui se succèdent et tenir dans un terrain bouleversé et imprégné d'ypérite.
Le 14 juin, la 153e DI prend ses positions sur les plateaux à l'ouest de Coeuvres ; le régiment remplace le 273e RI dans les secteurs des fermes Liverseau et du Murger et s'empare du village (3e citation) en faisant une centaine de prisonniers du régiment bavarois 22. Au cours des journées suivantes, le régiment organise le secteur et prépare le terrain en vue des opérations futures. Le 28 juin, appuyé par des chars Renault, la 153e DI attaque les plateaux à l'Est de Coeuvres (plateau de Cutry). Les zouaves, au centre, doivent s'emparer des organisations des Trois Peupliers. A 5h5, les deux bataillons en ligne, collant au barrage, faisant preuve d'un entrain superbe, enlèvent leurs objectifs à travers un terrain difficile, parsemé de défenses accessoires. malgré les feux de nombreuses mitrailleuses organisées en nids. En moins de deux heures ils gagnent 1.500 mètres de terrain, font 203 prisonniers, capturent un nombreux matériel, 31 mitrailleuses, plusieurs minen et deux canons. Le 18 juillet, le régiment participe à la grande offensive générale qui doit arrêter définitivement les Allemands. A 4h35 les zouaves s’élancent avec leur coutumière ardeur au milieu du barrage extrêmement nourri: le terrain est très difficile à parcourir en raison des moissons qui cachent les mitrailleuses ennemies et des défenses accessoires qui entravent la marche. Les nids de résistance tombent les uns après les autres; les prisonniers affluent par centaines; les batteries adverses, bientôt dépassées, sont réduites au silence et à midi, les zouaves abordent les pentes Est du Ravin de Saconin. A ce moment, la lutte devient plus difficile; les hommes sont essoufflés; l'ennemi qui a regroupé de nombreuses mitrailleuses arrête la progression des zouaves. La lutte reprend opiniâtre au cours de l'après-midi et les jours suivants. A d’autres maintenant l'honneur de continuer l'œuvre si bien commencée. Le 8 août, il attaque Hangest-en-Santerre. Dans la matinée du 9, il s'empare de haute lutte de ce village.(5e citation). Le
10, la progression est reprise et, malgré des feux très nourris, toutes
les résistances ennemies sont brisées; le village d'Erches tombe à son
tour au pouvoir des zouaves et le front se fixe devant Villers-les-Roye.
Les prises du régiment sont importantes
300 prisonniers, 12 canons, une trentaine de mitrailleuses et un
nombreux matériel. L'ennemi battu sur tout le front se retire en ordre; le 9e zouaves va contribuer à transformer ce repli méthodique en une fuite rapide et désordonnée. Le
30 septembre, le régiment attaque à l'Ouest de Romain. Le départ est
gêné par l'obscurité et les tirs de mitrailleuses dévoilées au
dernier moment; mais quand le jour vient, les zouaves manoeuvrent
hardiment les nids de mitrailleuses, brisent toutes les résistances et
reprennent la marche en avant. Ils s'emparent du village de Romain qu'ils
dépassent; le 1er octobre, le village de Ventelay est occupé; le 2
octobre le village de Guyencourt, le massif du Grand-Berriaux et la Petite
Montagne sont dépassés (ferme de Moscou, la Chapelle St Rigobert); le 3,
a 11 heures, les compagnies de tête bordent le canal de l'Aisne. Le 5 le
canal est franchi au pied de la cote 108; le 6, une compagnie enlève par infiltration la cote 108, tandis
qu'une autre compagnie tente la traversée du canal à l'aide de sacs
Habert. Cette
opération réussit parfaitement malgré toutes les difficultés qu'elle
offre; elle permet le passage de groupes qui s'élancent sur les
passerelles jetées sur l'Aisne et repoussent les Allemands de la rive
Nord en établissant une tête de pont. Le
7, une compagnie franchit le canal de l'Aisne sur des passerelles,
surprend l'ennemi dans Berry-au-Bac, refoule ou capture les occupants;
cette heureuse manoeuvre permet l'élargissement de la tête de pont. Les
jours suivants sont employés à l'organisation des positions conquises et
quand, le 9 octobre, le régiment est relevé du secteur de Berry-au-Bac,
c'est pour se rendre presque aussitôt dans la région de Renansart et
pour attaquer le 21 les tranchées de Fay-le-Noyer et la cote 129. En
quatre jours d'efforts, toute la ligne adverse tombe. Décidément,
partout où les zouaves se présentent, la victoire est certaine. Grâce
à ces derniers efforts, le régiment obtient sa sixième citation à
l'ordre de l'armée. Son emblème un tigre coiffé de la chéchia et qui montre les crocs. |
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Citations
du régiment: Ordre
du 21 mai 1915. La
3e brigade du Maroc (9e régiment de marche de zouaves et 1 régiment
mixte de zouaves et tirailleurs. N’a
cessé de se distinguer depuis le début de la campagne. Vient, sous les
ordres du général Cherrier et des lieutenants-colonels Mingasson et
Cazenove, de faire preuve d'une persévérance et d'un entrain
héroïques, en enlevant à l'ennemi, par une lutte pied à pied qui a
duré plus de seize jours, tous les points d’appui fortifiés qu'il
tenait à l'Ouest du Canal de l’Yser, le rejetant définitivement sur la
rive orientale, lui infligeant d'énormes pertes et lui faisant de
nombreux prisonniers. Ordre
du 24 mars 1916 (compris dans la citation de la 153e division
d'infanterie. Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny un esprit d'offensive très remarquable les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivant d'une ténacité, d’une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder a l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce de terrain et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d’arrêter l’offensive ennemie.
Décision
du GQG du 13 août 1918. Après avoir, le 15 juin 1918, rétabli une situation précaire en s’emparant d’un très gros village, a mené, le 28 du même mois, sous les ordres du Lieutenant-Colonel Gross et avec une joyeuse ardeur, une attaque pleine de fougue et entièrement réussie, réalisant 2 km de gain en profondeur, s'emparant des meilleurs observatoires ennemis, capturant plus de 200 prisonniers, de nombreuses mitrailleuses et d’un matériel considérable. Décision
du GQG du 23 septembre 1918. Régiment d’élite, a, sous les ordres du chef de bataillon de Marsay, pris à la bataille du 18 au 21 juillet 1918 la part la plus glorieuse, réalisant une progression de 8 km, capturant plusieurs capturant plusieurs batteries, de nombreuses mitrailleuses, plusieurs centaines de prisonniers et infligeant à l’ennemi de fortes pertes. Décision
du GQG du 23 septembre 1918. Encore tout frémissant de ses récents succès, oublieux de ses pertes et ne gardant de la bataille dont il sortait qu’un souvenir de gloire, le 9e régiment de marche de zouaves, sous le commandement du chef de bataillon de Marsay, se jette dans la mêlée avec sa coutumière ardeur. En trois jours, il repousse l’ennemi sur 20 kilomètres de profondeur, brisant les résistances, s'emparant de deux villages, capturant 200 prisonniers et un nombreux matériel, prenant ainsi la part la plus brillante à une grande victoire. Ordre
du 25 décembre 1918. Régiment
d'élite qui, sous l’énergique commandement du lieutenant-Colonel Rozet,
a, du 20 septembre au 9 octobre 1918, montré d’exceptionnelles qualité
de bravoure, d'endurance et d’audace, s’emparant dans les deux
premières journées d'un village et de positions âprement défendues,
poursuivant ensuite l’ennemi sans répit sur plus de 12 kilomètres, lui
enlevant de vive force le passage d’une double ligne d’eau (large
rivière et canal latéral) et d’un village dont il a pris ou tué les
défenseurs pour assurer à l’armée la possession d’une tête de pont
dont il a maintenu l’occupation malgré deux contre-attaques. A capturé
pendant ces opérations plusieurs centaines de prisonniers et un important
matériel.
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Cote SHAT : Historique : A2G3262 26N843
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