3e Régiment de Marche de Zouaves |
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En août 1914, le régiment est formé au camp de Sathonay. 37e Division d'Infanterie 74e brigade : Cl Taupin. Commandé par le Lt-Cl Le Bouhelec. Composé des:
Il prend d'abord à sa création le nom de régiment de marche du 3e Zouaves puis fin 1914 le nom de 3e Régiment de marche de Zouaves. |
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Léonard Garin, Zouave de la 19e Cie (Coll privée) |
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Chefs de Corps Lt-Cl Le Bouhelec Lt-Cl Louis Lt-Cl Mondielli Lt-Cl Philippe
1914 Le 22 Août 1914, le régiment se lance avec le 10e corps d'armée dans la bataille de Charleroi. Il subit le feu de l'artillerie allemande à Vitrival, traverse Mettet et se regroupe à Videcée. Le 23 août, le régiment est dispersé, des sections se battent isolément : le 10e corps retraite. Le régiment perd 17 officiers et 936 hommes. Le colonel Taupin, commandant la 74e brigade est tué. Le 29 août, pendant sa retraite, le 11e bataillon combat dans le bois de Bertaignemont, pendant la bataille de Guise, et, avec le 3e tirailleurs, repousse l'ennemi au nord de Courjumelles. Le 30 août, la retraite passe par Laon. Le colonel Simon prend le commandement de la brigade et le régiment embarque en train pour Vauxaillon-Margival :il doit protéger le flanc de l'armée le 31 août. Le 3e zouaves défendit la position de Pont-Rouge. Il lance une attaque le 8 septembre sur le plateau au sud du Petit-Morin (bataille de la Marne). le régiment est alors envoyé dans le Soissonnais vers Carlepont. Le 3e zouaves se porte sur Caisnes puis vers Belle-fontaine et Lombraye le 16 septembre. La division se trouve isolée, les Allemands débouchent en masse du bois de Carlepont et menacent la brigade. La 3e brigade du Maroc, commandée par le colonel Cherrier attaque alors l'ennemi et dégage le régiment. Les bataillons gagnent Tracy-le-Val, le 18 septembre. Dans la nuit du 18 au 19, l'ennemi lance une attaque
sur les avant-postes, mais échoua. Le 19, une patrouille découvre sous
des cadavres le drapeau du 2e bataillon du 85e régiment d'infanterie de
réserve allemand. Pour cet exploit, un drapeau pris à l'ennemi, le 3e
zouaves recevra la médaille militaire qui lui sera remise le 13
juillet 1919 à Paris. Le régiment subit de lourdes pertes lors des combats du bois de Saint-Mard, de la lisière est d'Ollencourt puis le 30 octobre lors de l'attaque du cimetière de Tracy. Le 12 novembre, une nouvelle attaque est lancé sans résultat.
1915 De novembre 1914 à juin 1915, le régiment est en secteur calme et lance quelques coups de mains dans les lignes allemandes. Le régiment est sous les ordres du lieutenant-colonel Louis puis est déplacé en Artois. Le 6 juin 1915, il attaque le plateau de Quennevières, le 5e bataillon, commandant Charlet, est alors cité à l'ordre de l'armée. Le 10 juillet, la DI est transportée en Champagne, dans le voisinage de St Hilaire le Grand afin de participer à l'offensive du 25 septembre. Le régiment attaque, ce jour-là, la corne sud-est du bois Raquette,près de l'épine de Vedegrange, prend trois lignes de tranchées ennemies. Les zouaves, malgré les pertes, continuent, s'emparent d'une batterie de 105 en action, prennent le bois Raquette. Le commandant Charlet est tué. Les pertes sont élevées, le régiment ne compte plus que 350 combattants et 7 officiers : il aura perdu son colonel et deux chefs de bataillon , le troisième blessé, 40 officiers et plus de 1800 hommes hors de combat. Le régiment passe alors en seconde ligne pour se réorganiser. Le 29, il passe sous les ordres du lieutenant-colonel Philippe. Il est cité à l'ordre de l'armée : « Dans toutes les circonstances où il a été engagé depuis le début de la campagne, il s'est montré à la hauteur des vieux régiments de zouaves. En Champagne, il les a dépassés. » Le régiment est ensuite transportée en Flandres, prés de Dunkerque puis à Mailly.
1916 Il reviendra au front début février à Verdun. Le 23 février, il est dirigé sur Fleury-devant-Douaumont. Le 24, les zouaves se dirigent sur le village de Bras, puis sur le ravin de Heurias, la Côte du Poivre et les hauteurs a l'est de la route de Louvemont avec le 2e tirailleurs. Le 25, les zouaves tiennent le ravin de Vacherauville et repousse une attaque allemande venant de Louvemont. Ils résistent et conservent la Côte du Poivre. Le
général commandant le 30e corps a déclaré «Le 3e zouaves a écrit ce
jour-là la plus belle page de son histoire. S'il ne s'était trouvé là
pour arrêter l'ennemi, la ligne française était enfoncée et Verdun
pris. ». En mars et avril 1916, le 3e zouaves part dans la région de Bar le Duc puis Neufchâteau pour une période de repos et d'instruction. A partir du 15 avril, le 3e zouaves va garder le secteur Avocourt (bois Carré et ouvrage des Rieux) et cantonne dans le voisinage de Brabant et Récicourt). Il retourne à Verdun en juillet, entre Souville et la côte de Froideterre, le sud de Fleury entre le Petit-Bois et l'Abri des Quatre-cheminées, le ravin des Vignes. Le 15 juillet, il attaque la crête et le village de Fleury. Les pertes sont terribles :tous les officiers du 1er bataillon et 50% des hommes sont hors de combat. Le régiment est ensuite envoyé au repos dans la région de Blesme et reviendra à Verdun en novembre 1916 pour occuper un secteur vers Douaumont. Le régiment est relevé le 24 novembre. En décembre 1916, le 3e zouaves revient à Verdun pour une grande opération offensive .Le régiment tient les positions de la Côte du Poivre et de la crête d'Hardaumont. Dans la nuit du 14 au 15 le régiment est lancé à l'assaut : il doit s'emparer des crêtes situées au-delà de Bezonvaux et du bois des Caurières. Il sera honoré d'une troisième citation. 1917 Au mois d'avril, le régiment est lancé dans l'offensive du 16, dans la direction générale La Neuville, Bois en dentelle, Bertrincourt puis, par la suite sera envoyé en Lorraine. En fin d'année, le 3e zouaves tient le secteur de Bezonvaux-Vaux (Verdun). Son chef est alors le lieutenant-colonel Mondielli. Le 25 novembre, il participe à l'Attaque de la cote 344. 1918 Après un séjour dans les Vosges, le régiment est envoyé dans la Somme, la Picardie, Hangard, Cachy, Villers-Bretonneux en avril et mai. Il participe à l'attaque de Moreuil et la bataille du Santerre, du 8 au 10 août, (quatrième citation); l'attaque de Noton, le 28 août, la prise du mont Saint-Siméon, la tranchée de La Madone, le 30 août. Il est ensuite lancé dans l'offensive générale vers La Fère et s'empare de Salency, Baboeuf, Dampcourt, Mondecourt. Le 6 septembre, il prend les villages d'Ognes, de Chauny, de Viry-Noureuil et franchit le canal de Saint-Quentin ( cinquieme citation). Le
3e zouaves livre son ultime assaut à Seloignes
(sixième citation). Le
26 août 1919, le 3e zouaves était de retour dans ses quartiers de
Constantine. |
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Citations du régiment:
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Cote SHAT : Historiques : A2G3729 et A2G4383 26N838
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