2e Régiment de Marche de Zouaves

En août 1914, il est constitué au camp de Sathonay.

37e Division d'Infanterie

73e brigade : Général Blanc

Commandé par le Lt-Cl Trousselle (+ 22/8/14) puis Godchot.

Composé des:

1er  Bataillon du 2e Zouaves :

5e  Bataillon du 2er Zouaves :

11e  Bataillon du 2e Zouaves :

Appelé en mars 1915 régiment de marche du 2e Zouaves, il prend son nom définitif par la suite.

Reste à la 37e DI jusqu'a la fin de la guerre

 

Le drapeau du régiment

Chefs de Corps

Lt-Cl Trousselle

Lt-Cl Godchot

Lt-Cl Decherf

Lt-Cl Bonnery

Lt-Cl de Metz

 

 

1914

Le 22 août, il combat sur la Sambre, à Auvelais. Le Lieutenant-colonel Trousselle est tué. Le régiment subit un échec devant le village et perd 20 officiers et 1000 hommes.

Retraite jusqu'à Guise.

Le 29 aout, il attaque en direction de Bertaignemont puis, il franchit l'Aisne le 1er septembre afin de ne pas être encerclé, la Marne à Dormans le 3 septembre et la Seine le 5.

Role secondaire pendant la bataille de la Marne, mais participe à la poursuite de l'ennemi jusqu'a Montmirail le 10 septembre. il est déplacé vers Compiègne et doit prendre Noyon, mais il ne peut s'en emparer. La guerre de tranchées commence . Il prend  Carlepont et participe à l'attaque du Mont-Choisy et de Laigle. Trois cents hommes, zouaves, tirailleurs, fantassins, se groupent autour du commandant Fabre mais c'est un échec : ils ne peuvent s'emparer que de quelques maisons. Le régiment a en face de lui toute une division allemande. Le 17 septembre 1914, il se bat à Cuts et Carlepont mais la division, tombe. La 3e brigade marocaine sauve la 37e division, s'engage dans Carlepont en livrant un combat de rues meurtrier. Cette intervention permet aux zouaves de se replier sur Tracy-le-Mont et Tracy-le-Val.

La  route de Paris a été barrée.

Reprise des combats le 20 septembre et  le 23 les zouaves attaquent vers Nampcel, Ils sont reçu par l'artillerie allemande. Le 25, le régiment arrête une attaque allemande à Puisaleine.

 

1915

Le 2e zouaves occupera le secteur de Quennevières et du bois Saint-Mard. Il y reste plusieurs mois.

Les 1er et 11e bataillons sont alors cités à l'ordre de l'armée pour les combats du 6 au 16 juin. Le régiment est alors relevé le 8 juillet 1915 . Il aura perdu dans le secteur Tracy-le-Mont, bois Saint-Mard et Quennevières un millier d'hommes et 1 500 blessés.

Le régiment est alors envoyé en Champagne. Il est sous les ordres du lieutenant-colonel Decherf puis du commandant de Saint-Maurice. Le 25 septembre, il s'empare de trois lignes de tranchées et du bois Volant. Il restera en ligne jusqu'au 5 octobre sous un feu d'artillerie lourde(citation à l'ordre de l'armée). Il aura cependant subis de lourdes pertes : 24 officiers et 1100 hommes.

 

1916

Le 15 février 1916, il est engagé à Verdun avec la 72e division qui a reçu le premier contact avec l'ennemi : bois des Fosses, Beaumont, Vacherauville, bois de la Wavrille. Les zouaves subissent le feu allemand et recule sur les hauteurs de Froideterre. Quelques sections résistent près de Louvemont et permette d'arrêter, le 25 septembre, l'offensive allemande et l'arrivée des réserves. Le régiment a perdu 31 officiers et 1100 hommes.

En avril 1916, sur la rive gauche de la Meuse, il défend le plateau des Rieux qui domine Avocourt sans reculer. Dans la forêt de Hesse, il perd encore 400 hommes.

Le fort de Vaux est pris le 5 juin. Le régiment est alors associé au RICM pour former une brigade et tenter de rétablir la situation. Après de terribles combats, les zouaves sont relevés le 17 juin ; ils ont a nouveau subis de lourdes pertes : 900 hommes.

Le 14 juillet, en Argonne, le régiment attaque la crête Thiaumont-Fleury. Le 15 les allemands reculent. Le 5e bataillon est cité à l'ordre de la IIe armée.

En décembre 1916, le 2e zouaves est passé sous le commandement du lieutenant-colonel Bonnery. le 15, Il est engagé dans le secteur de Douaumont entre la Meuse et la Woevre. Dans cette journée, il atteint son objectif et prend 10 canons. Le régiment reçoit une deuxième citation et la fourragère.

 

1917

En avril 1917, il est sous le commandement du lieutenant-colonel de Metz.

Le régiment attaque encore au Godat, à Bezonvaux, à la cote 344 (25 novembre 1917) et le régiment est cité à l'ordre de la 37e division.

 

1918

Le 23 mars, à Nomény (Lorraine), à Villers-Bretonneux, le régiment livre de nombreux combats.

Le 8 août, en liaison avec les troupes anglaises, il progresse de 22 km dans les lignes ennemies (Moreuil). Il dépasse ses objectifs, occupe les points dominants qui permettent aux régiments voisins de passer l'Avre. Il reçoit une troisième citation : "Véritable régiment d'avant-garde".

Le 28 août, les zouaves franchissent le canal du Nord, il  avance vers Noyon, Chauny, Tergnier jusqu'au 7 septembre et reçoit une quatrième citation.

Du 28 octobre au 11 novembre, il attaque vers la Hérie-la-Viéville et Hirson, empêche la destruction des ponts de la ville et capture 5 trains de chemin de fer prêt à partir. Il reçoit une cinquième citation  « Magnifique régiment qui s'est couvert de gloire au cours de la campagne.

Citations du régiment

Décision du GQG du 9 octobre 1918

Régiment d'élite, sous le commandement éclairé et froidement résolu de son chef de corps, le Lt-Cl de Metz, a franchi de vive force, le 28 août 1918, le canal de Nord, aux portes mêmes d'une ville importante que sa brillante manoeuvre du lendemain devait faire tomber. Le 29 août 1918, a attaqué sans regarder en arrière, a supporté, a supporté une contre-attaque violente sur son flanc gauche, s'est cramponné au sol et a conservé la ville reconquise. Le 30 août 1918, a emporté d'assaut un piton âprement défendu, escaladant les pentes sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. Les 5, 6 et 7 septembre, a toujours devancé l'heure de l'attaque, menant avec fougue la poursuite d'un ennemi à qui sa vitesse en imposait ; est demeuré trois jours en avant-garde à 4000 mètres au delà de toute liaison latérale, obligé, la nuit venue, de faire face dans toutes les directions. Par son acharnement, par son audace, a empêché l'ennemi de se raccrocher aux lignes prévues dans ses ordres et a précipité le mouvement de retraite jusqu'aux inondations de la ligne Siegfried. A fait des prisonniers de trois régiments différents.

 

Cote SHAT

Historiques : A2G2300, A2G4396 et A2G1185.

26N837

5 du 20/8 au 21/12/1914 voir JMO 2e bis

14e Bton du 2e Z du 1/8/1914 au 31/10/1914 voir

26N837-11 JMO du 3e Bton du 2e Z  du 21/6/1915 au 12/10/1916 : contient le JMO du 14e Bton du 2e Z du 1/8 au 31/10/1914.

Voir également les archives du 2e Zouaves entrées au SHAT en 1967.

 

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